ECCL. 31, V. I
Ceux qu’on voit mourir
es
Après l'élection du général Harrison à la présidence des Etats-Unis, en 1889, ses amis lui offrirent un grand banquet.
Il y avait là des citoyens de toutes les parties des Etats-Unis.
Quand vint l'heure des toasts, le président Harrison se contenta, à la grande surprise des convives, de boire de l’eau.
À la fin du banquet, le général Harrison, qui avait remarqué l’ébahissement des convives, se leva et expliqua pour quelle raison il ne buvait que de l’eau.
(«J'ai fait voeu, dit-il, il y à déjà longtemps, de ne boire que de l’eau.
Voulez-vous savoir pourquoi ? À l’Université, je faisais partie d’un cercle de dix-sept personnes. Mes seize camarades et amis sont morts depuis longtemps. L'abus du vin et de l’alcool a abrégé leurs jours. J'ai vu comment ils ont pris insensiblement l'habitude de s’enivrer. C’est pourquoi j'ai formé la résolution de m’abstenir de toute boisson fermentée. Je n’ai jamais manqué à ma parole.
Quels sont ceux qui, rendus à quarante ou cinquante ans, ne pourraient pas répéter les paroles du président Harrison ? ‘‘ J'avais dix, quinze et
même vingt camarades, tous bien doués sous le rapport de la fortune et de l’intelligence, appelés à fournir de belles carrières. Ils ont commencé à faire usage d’alcool, à fréquenter les clubs et les buvettes. En quelques années, ils sont disparus. ”?
Si tous les jeunes gens, au sortir du collège ou de l’université, prenaient l’héroïque résolution du président Harrison, nous n'’assisterions pas si souvent au naufrage de belles intelligences destinées à faire l’honneur et l’orgueil de leur pays.
Il vaut mille fois mieux pour un peu-
L ple périr dans le sang, sur un champ de
| bataille, que de s’éteindre duus la boue
de la décadence, de l’avilissement et du déshonneur.
NL, LR
Mgr TURINAZ
Croyez-m'’en, plus je vais, et plus je
à i me convaines que le triomphe de la = $ Tempérance est la première condition e “ de toute amélioration matérielle ou moa î rale du sort des classes ouvrières.