‹ Autour de la Comédie-FrançaiseChapitre 19 sur 44 · A M. PIERRE BERTON AUTEUR DE « LA RENCONTRE · texte numérisé non relu

A M. PIERRE BERTON AUTEUR DE « LA RENCONTRE

Vous avez, il y a quelques mois, mon cher Pierre Berton, conté d'exquise façon ce qu'était autrefois le théâtre ; vous avez évoqué le glorieux souvenir de votre grand-père Samson, l'immortel créateur du marquis de La Seiglière, du d'Auberive des Effrontés et du Fils de Giboyer d'Emile Augier et de tant de rôles où nous autres, vos cadets, nous avons applaudi Thiron ; vous avez rappelé les triomphes de votre père, duc d'Aleria incomparable, que nous entrevîmes à l'Odéon. Vous n'avez oublié ni vos camarades de cette belle Comédie-Française, sur l'affiche de laquelle votre nom vient de reparaître, ni ceux du Gymnase et du Vaudeville ; vous avez même rendu justice à Emile Perrin, bien qu'il eût le tort de ne vous confier que deux créations, lors de votre stage au Théâtre-Français : la première, dans une pièce d'Edouard Cadol, le consciencieux écrivain des agréables Inutiles ; la seconde, dans un des plus rayonnants petits chefs-d'œuvre de Meilhac et Halévy, l'Eté de la Saint- Martin. Ici vous étiez le jeune premier, entre Thiron, étincelant Briqueville, Mme Jouassain marquant d'un trait si fin la silhouette de Mme Lebreton et Sophie Croizette qui, malgré son incontestable talent, était une assez impar-

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