‹ Autour de la Comédie-FrançaiseChapitre 34 sur 44 · LE PREMIER DES MUSSETTJSTES '. DELAUNAY · texte numérisé non relu

LE PREMIER DES MUSSETTJSTES '. DELAUNAY

C'est aujourd'hui la fête d'Alfred de Musset. La Comédie- Française honore le poète en inscrivant au programme de la matinée et de la soirée les chefs-d'œuvre qu'elle maintient fidèlement à son répertoire : On ne badine pas avec l'amour, Il ne faut jurer de rien, Les Caprices de Marianne, A quoi rêvent les jeunes filles, Les Nuits, Un Caprice... Mais Delaunay n'est plus là, et notre pensée va à celui qui idéalisa Perdican et Valentin, Fortunio et Octave, Cœlio et le poète, et qui illumina tous ces personnages de sa rayonnante jeunesse.

La dernière fois que Delaunay parut en public, ce fut au palais de Versailles, en 1896, quelques années après sa représentation de retraite à la Comédie-Française. Le gouvernement recevait les souverains russes : M. Alfred Rambaud, le maître historien, l'ancien chef de cabinet de Jules Ferry, était ministre de l'Instruction publique ; notre éminent ami Henry Roujon dirigeait les beaux-arts et j'avais été chargé par eux d'organiser cette soirée.

— Si nous demandions à Delaunay de reparaître ce soirlà? dis-je à M. Henry Roujon.

— Allez vite ! répliqua le directeur des Beaux-Arts, approuvé par le Ministre.

Je pris donc le train de Versailles et j'arrivai chez Delau-

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