LE NOUVEAU DÉCRET DES PENSIONS ET DES RETRAITES
Les pensionnaires et les employés de la Comédie-Française viennent d'avoir de belles étrennes. M. Jules Claretie, dont les noces d'argent chez Molière furent si brillamment fêtées, n'a pas voulu être en reste avec son personnel : il a fait si bien les choses que le nouveau décret des pensions (MM. Edmond Stoullig et Joannidès l'appelleront ainsi dans la glorieuse histoire de notre premier théâtre) a été signé juste à point pour l'année 1911.
C'est que M . Jules Claretie n'est pas seulement l'avisé administrateur que vous savez (s'il n'avait été administrateur de la Comédie, il eût été un ambassadeur admirable, disait Dumas fils), il est en même temps un homme très bon : son plaisir est de répandre le bien autour de lui, sa joie est de sentir qu'il est aimé.
Assurément il nous est bien facile, à nous « gens de théâtre » comme nous nous intitulons non sans quelque solennité, d'émettre des opinions et de prodiguer nos conseils, mais nous ne songeons pas toujours assez que l'administrateur d'un théâtre aussi spécial que la Comédie-Française se trouve, du 1er janvier au 31 décembre, aux prises avec les goûts, les caractères, les susceptibilités profession-