Ibid., p
5. Bellua multorum capita... (Buchanan, De jure Regni apud Scotos, 1579.)
« et tués, qu'il faut donner des récompenses à ceux qui commet- « tent des crimes si horribles et si exécrables ».
Cette partie se termine par la revue rapide de la conduite des protestants envers les Princes temporels, et de l'usage qu'ils avaient fait contre eux de ce pouvoir prétendu chaque fois qu'ils l'avaient pu : contre Charles-Quint en Allemagne, contre trois rois enFrance, en Ecosse contre une reine emprisonnée et mise à mort, en Angleterre contre une autre reine aux jours de laquelle ils avaient attenté, contre leur propre suzerain en Flandres, comme en Danemark, en Pologne, en Transylvanie, « et tout « cela, concluait-il, suivant l'exemple du prédécesseur de Calvin « qui ne peut souffrir l'Evesque de Genève, je ne dis pas seule - « ment comme Evesque, mais comme Prince temporel. » Finalement, il se résumait en quelques lignes incisives par le bilan des révolutions dues en un siècle aux Huguenots dans l'Europe K
Ce serait faire injure au génie de Richelieu que de lui attribuer un plagiat ; mais nous avons déjà signalé trop fréquemment des points de contact entre son ouvrage et les productions de la presse à l'époque des Etats pour qu'un nouveau cas soit surprenant. Il se présente cette fois à propos de cette énumération des conquêtes violentes des protestants, au nom et sous Je couvert de la religion, et à peu près sous la même forme dans un factum antérieur de deux ans, consacré à la défense des Jésuites ^ ; or, Richelieu abordait précisément cette question immédiatement après, et cette particularité achève de rendre plus vraisemblable l'hypothèse d'un emprunt de sa part.
La lettre des ministres de Charenton au roi se terminait par