‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 111 sur 352 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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3. « Plus cette action me donna de réputation, plus elle me chargea d'envie ; « et bien qu il fût aisé à connaître par là qu'aucuns desseins de la Reine n'oc- « cupaient point mon esprit, mes ennemis ne laissèrent pas néanmoins de le « craindre, et ne me firent pas donner permission de la retourner trouver. » {Mémoires, t. I, p 473.)

4. L'approbation des Principaux points de la foy est du 9 octobre, la convocation de l'Assemblée des Notables du 4 du même mois.

de l'Etat, consacré précisément à la justification de la politique de la reine mère, et à un vague projet de réformes d'Etat ; il avait en 1618 quatre autres éditions, se suivant de près, dont les trois dernières avec un titre différent ^ ; Richelieu seul en était l'auteur. Son importance est d'autant plus considérable qu'il allait jouer dans sa vie un rôle plus décisif; les circonstances toutes particulières dans lesquelles il était écrit, et les variantes des éditions successives n'en augmentent pas peu l'intérêt, mais avant d'examiner ces questions accessoires, il importe d'élucider avant tout la question d'attribution, et nous nous référerons pour cela à la dernière édition de 1618 qui s'in4;itulait : Le Manifeste de laRoynemère, à Bloys.

Toutes les preuves concordent en faveur de cette attribution, à commencer par les preuves morales qui constituent, en l'espèce, une présomption des plus fortes. Seul, en effet, de l'entourage de la reine mère, Tévêque de Luçon était intéressé à prendre sa défense contre le favori, dans de pareilles circonstances, et à justifier une politique qui avait été aussi la sienne ; il y allait de son amour-propre, de sa réputation, de son avenir d'homme d'Etat ; n'était-ce pas lui, du reste, que Luynes cherchait à atteindre derrière la reine mère, et à « convaincre d'avoir mal fait^ », lui qui seul avait été assez habile, dans sa franche attitude, pour échapper au sort de Barbin et de ses collègues ? Son silence dans la retraite n'eût-il pas été un aveu et un suicide ? Son indignation que nous avons signalée, et qu'il ne dissimulait point, prouve assez qu'il ne s'était pas mépris sur la tactique de Luynes et sur fe danger qu'elle constituait pour lui.

Pour répondre au nom de la reine, et en d'aussi graves circonstances, il fallait d'abord avoir virtuellement non pas seulement auprès d'elle, mais auprès du roi, une autorité indiscutable; mieux que personne, et seul peut-être de l'entourage delà reine, Richelieu

1. La Restauration de V Estât, 1617. —/tid., 1618. — Le Restablissement de l'Esiat, En France, Chez le bon François^ à l enseigne de l'Escharpe blanche, 1618. — Consolation aux bons François vrais et fidelles serviteurs du Roy; sur la manutention et restauration de l'Estat, 1618. — Le manifeste de la Royne-mère à Bloys, 1G18.

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