Mémoires, t. I, p
Dii CARDINAL DE IliniïEl.IEU 201
insiste sur la faible part qu'il avait clans les résolutions publiques, en face des princes dont la venu» avait provoqué l'entrée en campagne des forces du roi préparée par de Luynes, et qui pesaient sur la volonté de la reine bien qu' « elle ne voulut pas la guerre, dit-il, mais la modération du favori ^ ».
C'est encore à elle qu'il attribuait à nouveau et complètement au milieu de 1620 l'initiative de sa résolution « d'écrire au Roi « pour arrêter le progrès des armes de ses ennemis ou pour faire « voira tout le monde la justice des siennes, dès qu'elle sut que « ;e cœur avait manqué au duc de Longueville et qu'il n'osait (( 'éfendre Rouen 2. »
Laissons-lui la parole sur cet incident qui rentre directement dans notre sujet. Des deux lettres pour le roi « dressées par le « ommandement de la reine, dit-il, l'une ne contenoit simplement « .qu'un avis qui ne tendoit pas à la ruine du sieur de Luynes, <( riais à modérer son pouvoir de telle sorte qu'il ne fût plus si « réjudiciable au bien de ce royaume, et n'étoit en effet, que <( ;our donner quelque lieu à entrer en traité et accomoder les ^ ;i;ïaires...
« L'autre écrit qui fut dressé étoit en forme de manifeste, où « : îoit représenté l'indigne traitement qu'elle a reçu depuis « (u'elle est sortie de la cour et du maniement des affaires...
' Cette pièce étant trop longue pour être mise ici, ajoute Richeii2u dans ses Mémoires, et ne pouvant pas bien être rapportée : ar extrait, parce qu'elle est cVun style fort pressé nous nous ( ; ontenterons de l'insérer à la fin de cette année. »
( De ces deux écrits, je n'estimais à propos pour le service de ' :a Reine d'envoyer sitôt le second, qui était un manifeste formé ( - 1 dont la liberté et l'aigreur avaient besoin d'une puissance « lus grande que la nôtre pour être soutenue ^. »
vichelieu explique ensuite comment il persuada à la Reine '( outre l'avis de tous ceux qui étaient auprès d'elle, hormis ' îarillac, qui fut de son avis, de ne la pas envoyer, de crainte (f 2 rendre par une plainte si publique, l'accomodement plus ' ifficile. »