‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 15 sur 352 · Sgnodichon Ecclesiae Parisicnsis, Paris, 1674, p · texte numérisé non relu

Sgnodichon Ecclesiae Parisicnsis, Paris, 1674, p

4. Catéchisme et abrérjé des controverses de notre temps, touchant la religion eaiholiqiie, dresse par le commandement de Mgr le Cardinal de Sourdis, arcbev. de Bordeaux, Fontenaijle-Comte, 1607, iu-12. (^Notes de B. Fillon pour servir à l'Hist. de l'imprimerie en Bas-Poitou, publiées par Henri Clouzot, Niort, 1895).

Àen aux mêmes presses de cette ville, centre littéraire et artistique du Poitou, distant seulement de quatre lieues de son évêché, et où il avait pris contact avec son Chapitre à son arrivée dans son diocèse * ? La question est à peine douteuse, car ce Catéchisme du diocèse de Luçon imprimé par son commandement, d'après les propres termes de Richelieu 2, avait été précédé, en 1609, par un ouvrage de polémique ecclésiastique, dû à son grand vicaire Jacques de Flavigny, sortant de l'officine de ce même Petit-Jean ^ et il en était de même du livre qui le suivait. Une ligure curieuse que celle de cet imprimeur protestant ecclésiaslique, faisant indifféremment gémir ses presses pour ses coreliuionnaires et pour les catholiques, et dont les caractères qui avaient servi à composer La manière d'administrer les sacrements^,., du ministre de Fontenay, Pierre de la Vallade, étaient, à peine secs, puisés à nouveau dans la casse pour le Catéchisme de l'archevêque de Bordeaux ; il semhle même que, par un souci de conserver prudemment l'équilibre entre ses clients de partis opposés, il se plaisait à alterner scrupuleusement son travail entre chacun d'eux ; à la Chasse à la heste romaine ^, parue en 1608, et qui avait fait assez de bruit pour provoquer un arrêt d'interdiction du Parlement de Paris, succédait La déconfiture de V avant-coureur ^.

Fontenay ne fournissait pas seulement un imprimeur commun aux catholiques et aux protestants ; les premiers y trouvaient aussi et sur place comme adversaire Pierre de la Vallade, ministre protestant de cette ville depuis 1603, année où il y avait été appelé de Bergerac. De même qu'en 1608 il avait réfuté le Catéchisme de l'archevêque de Bordeaux^, il en faisait autant en 1612 avec celui

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