‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 16 sur 352 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

6. La déconfiture de Vavant coureur en attendant de pied coi l'approche du gros de l'armée par lui promise. Fontenay, chez Pierre Petit-Jean, 1608. (Notes de B. Fillon. n° 8.)

7. Brefve réponse à un certain escrit intitulé Catéchisme et abrégé des controverses de notre temps touchant la religion catliolique, dressé par les commands-

de l'évêquc de Luçoii ^ Voilà qui nous fixe d'une façon indéniable sur ce dernier ouvrage, paru probablement en 1611, ou 1612 au plus tard, et dont l'existence a été révoquée en doute, malgré les mentions qui en sont faites dans les Ordonnances synodales. Quoi qu'il en soit, ce point seul est acquis et l'on ne peut que présumer qu'il est l'œuvre propre de Richelieu, aussi bien que le livre qui le complète et le suit en date ; il est regrettable qu'il ne nous soit point parvenu, car il eût été intéressant de l'étudier comme ce dernier, ne fût-ce qu'au point de vue de l'attribution, et de le comparer à V Instruction du Chrestien, avec lequel il aurait été confondu d'après l'abbé Joly qui se borne à le mentionner 2.

La Briefve et facile instruction pour les confesseurs ^ continuait, après lui, la série des publications de théologie pratique ; bien que devenu rarissime, ce livre a eu toutefois un meilleur sort que le Catéchisme disparu, et l'unique exemplaire connu de la Bibliothèque nationale nous apprend d'abord qu'il était imprimé chez Petit-Jean dont le nom est suivi ici, pour la première fois, du titre d' « imprimeur du Roy ».

Comme son titre semblerait l'annoncer, La Brie/ve instruction n'était point un simple manuel didactique à l'usage des confesseurs, mais un ouvrage destiné à la fois aux ecclésiastiques et aux fidèles *. La préface adressée aux prêtres du diocèse débutait par

ments de Mgr le Cardinal de Sourdis archevesque de Bordeauçc, à Fontenay, chez Pierre Petit-Jean, 1608. (Notes de B. Fillon, N» 9.)

1. Le miroir des sainctes escritures en réponse au catéchisme imprimé par l'ordre de Monsieur l'Evesque de Luçon^ pour la conversion de ceux de la Religion avecq les veritez tirées de l'Evangile par Pien^e de la Valadef ministre de la parole de Dieu à Fontenag-le- Comte, Fontenay-le-Gomte, chez Petit-Jean, 1612, in-8» de 12 ff et 244 p. (Notes de B. Fillon, no 14.)

2. Eloge de quelques auteurs, Dijon, 1742, p. 292. Avenel le cite, en ajoutant qu'il n'est pas douteux que ce soit, sous un titre diiférent, le même ouvrage que l'Instruction du Chrestien {Lettres, t. I, Introduction, p. lxxvi, note). C'est aussi l'opinion de M. Valentin {Cardinalis Richelius scriptor ecclesiastimis, Toulouse, 1900, p. 49) ; l'ouvrage n'est mentionné ni par M. l'abbé Lacroix, ni par M. Hanotaux.

3. La briefve et facile instruction pour les confesseurs composée par Maistre Jacques de Flavigny Docteur en théologie, et grand-vicaire de Monseigneur l'Evesque de Luçon, par commandement de mondit Seigneur. A Fontenay chez Pierre Petit- Jean, imprimeur du Roy, MDCXIIL

4. Le même sujet avait tenté vers la même époque un laïque, Raoul Fornier, plus connu comme poète libertin que comme moraliste, et doulonpeut s'éton-

une comparaison du sacrement de la pénitence avec les autres et notamment avec le baptême ; elle a été visiblement inspirée par la doctrine du Concile de Trente dont elle rappelle non seulement les idées, mais la tournure même des phrases, et reproduit certaines expressions * ; l'on y retrouve les motifs spéciaux d'ordre psychologique autant que religieux qui avaient décidé Richelieu à cette publication, dans un milieu où les idées catholiques étaient battues en brèche par les protestants au nom d'une morale indépendante de tout dogme. La confession n'est-elle pas en effet le sacrement qui met en contact permanent et forcé le pasteur catholique et son troupeau ? Et en considérant uniquement le point de vue humain, privé ou social, n'est-ce point l'institution religieuse de l'ordre le plus élevé ?

A ne l'envisager que sous cet aspect, ce préambule présente une portée si haute, que, sans aller plus loin, il incline à réserver à Richelieu la paternité de l'ouvrage. Ainsi que l'a fait remarquer Avenel ^ qui l'a étudié le premier, et dont l'opinion est partagée par M. Hanotaux^, Richelieu, qui aimaittant à écrire sur ces matières, n'a pas dû laisser à son grand vicaire le soin de parler en son nom. Mais cet argument est d'ordre purement moral, et autour de lui il est facile d'en grouper d'autres plus importants et plus décisifs.

Le seul qu'on puisse lui opposer, et nous reconnaissons sa valeur, est le nom de Jacques de Flaviguj^ grand vicaire de l'évê-

uer de voir le nom aux litres de deux petits traités rarissimes : Discours du péché, Paris, Langlois, 1611^ et De la consolation et des remèdes contre les adversités, Paris, Langlois, 1612. Le curieux qui, par les recherches savantes de M. Lachèvre {Poésies des recueils collectifs et satiriques, Paris, 1915, p 217 et suiv.) connaîtrait seulement Fornier comme confrère de Théophile et de Desbarraux, restera quelque peu étonné à la lecture de l'approbation du docteur en la faculté de Théologie de Paris qui termine le premier de ces ouvrages, et le déclare « pieusement et catholiquement composé, méritant de sortir en public, ayant à lui communiquer la pratique de la vertu, et la manière de mortifier ses passions déréglées... ! ». La poésie avait déjà fourni sa contribution sur la matière avec Les dévots élancemens du poète chrestien.., . par Alphonse de Ramberviller, Toul, 1610, un recueil de mauvais vers entre les mauvais, qui , par sa rareté et sa bizarrerie, méi'ite d'être cité à côté des élucubrations de Fornier.

1. Abbé Dassance, Le saint Concile de Trente, Paris, 1842, t. II, p. 38 {De differentia sacramenti poeniientiae et Baptismi^ Sessio XIV, Caput JI).

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