‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 151 sur 352 · Mémoires, l. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires, l. II, p

les conditions requises sont les mêmes et spécifiées clans les mêmes termes que pour la nomination aux Evêchés dans l'examen de l'ordre ecclésiastique : « Vie exemplaire, et probité recognue ^ » ; la résidence obligatoire des évêques dans leurs diocèses '^, la réformation des monastères ^, rappelées en deux mots dans le Manifeste^ ont fait l'objet des préoccupations et des travaux du cardinal.

Les mesures présentées pour la Noblesse, attribution des offices de la Couronne et charges militaires de la maison du Roi,-v en supprimant leur vénalité ' et révoquant les survivances ^, ont leur développement dans le Testament politique, où elles reviennent en plus d'un endroit.

Dans l'article consacré à la Justice, le Manifeste est muet sur la suppression de la vénalité des charges et l'extinction de l'hérédité des offices ; cette constatation conduit à un rapprochement curieux ; à la fin de sa vie, Richelieu déclarait dans le Testament politique^ que malgré tous les arguments qui militaient en faveur de ces deux mesures, l'intérêt supérieur du Royaume était de maintenir les choses en l'état ^ ; on voit par là que ses idées dataient de loin, et que dans la solitude d'Avignon, il a eu la prescience des solutions pratiques que l'expérience devait lui conseiller plus tard. Il faut de même rapprocher les considérations du Manifeste sur la limitation au minimum, et par exceptions justifiées, des commissions extraordinaires ^ et des édits non vérifiés par le Parlement (une allusion aux pratiques du favori) ^, de la théorie sur la suprématie de la Justice au-dessus des Souverains *'^, et sur la nécessité supérieure de l'exécution des lois '^^.

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