‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 156 sur 352 · septembre · texte numérisé non relu

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4. Diicours politique 1621, p. 24. Discours salutaire.,. Recueil de Lu3'nes, 1628, p. 365.

comparaisons empruntées à l'Ancien Testament qui est tj^pique ; l'auteur semble même avoir pris à tâche de combattre les idées émises par Richelieu aux Etats de 1614 qu'il rappelle aigrement ; il s'élève non seulement contre les Jésuites, comme Fancan, mais contre le clergé séculier auquel celui-ci a épargné généralement les sarcasmes et qu'il oppose d'ordinaire à ceux-ci ; il reproche amèrement à ce dernier son attitude dans la discussion du premier article des cahiers du Tiers ; il s'élève contre sa participation aux affaires publiques, il lui fait honte de son inutilité, de son désintéressement de l'avenir (une pointe acérée contre le célibat du clergé catholique dont Richelieu avait proclamé la force au point de vue national), de son indifférence devant la misère publique ^ Fancan n'a jamais été jusque-là. Cette argumentation contre l'accès de la prélature au Conseil décidant de la guerre n'était-elle pas aussi à l'adresse de l'évêque de Luçon qui avai t étéprécisément l'un des facteurs et non des moindres de la guerre ci vilequi venait de se terminer parle traité d'Angers ? Non, ce plaidoyer virulent ethaineux en faveur des protestants ne peut être l'œuvre de Fancan et c'en eût été assez pour creuser entre lui et Riche lieuunabime infranchissable ; il suffit pour s'en convaincre de se reporter aux Principaux points de la foy ; l'adversaire convaincu et irréductible des quatre ministres de Charenton n'a pu penser un seul instant autant par sentiment que par intérêt personnel à entrer en conversation avec l'écrivain, qui rappelait sans ironie « l'incorruptible fidélité et affection très ardente des protestants au <( service de leur Prince -. »

Enfin, si l'on s'en tient à la forme seule, rien ne rappelle Fancan dans le Discours politique pas plus que dans le Discours salutaire ; sa plume alerte, claire, incisive, allant droit au but, n'a point cette lenteur imprécise, froide et embarrassée ; ce n'est point davantage son procédé de polémique habituel ; sa séduction est dans l'attaque personnelle et dans le trait; ici, il n'en est pas. Le nom de Luynes n'est même pas prononcé une fois dans le Discours salutaire, il n'est visé à la fin que par la mention de iAluyne destinée à rallier aux protestants tous les ennemis du favori ; l'allusion est on ne peut {)his Iransparcnte, mais en même temps d'une

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