Discours politique, 1621, p
2. Discours salutaire. (Recueil de Luytif:s, 1628, p. 27.'}.)
discrétion singulière, un mot qu'il faut rayer en parlant de l'œuvre authentique de Fancan K
Ces deux ouvrages écartés, il suffit de recourir à i Inventaire pour avoir le titre de celui qui vraisemblablement est sorti le premier de la plume de Fancan 2, les Remonslrances au roy importantes pour son Estât ; il n'y a aucun inconvénient pour celui-là à admettre qu'il a attiré l'attention de Richelieu sur Fancan comme polémiste tout au moins, car dans son premier ministère, celui-ci avait déjà pu lui faire apprécier un esprit fécond en ressources, alors qu'il défendait les intérêts de la maison de Longueville contre le maréchal d'Ancre auquel il opposait d'abord de Luynes avant que ce dernier n'eût son tour 3. On peut lui assigner la même date qu'au Discours salutaire *, car il était écrit un peu avant que le favori ne reçût l'épée de Connétable, et cette particularité n'a peutêtre pas été étrangère à l'attribution erronée qu'on lui a faite du Discours salutaire. Ce pamphlet violent oublié par Geley est bien de Fancanpar les idées comme par la manière et par le style ; il est du reste assez logique qu'un homme d'opposition comme lui ait débuté par une satirepersonnelle plutôt que par un ouvrage de principes et purement politique comme le Discours salutaire.
1. Notons de plus à l'appui de notre assertion que le Discours salutaire de la France mourante est très-élogieux pour Sillery (Recueil de Luj^nes, 1628, p. 350). alors que la France mourante qui est sans aucun doute de Fancan, le prend violemment à partie ainsi que Puisieux, p. 53 in fine.
2. Les indications données par r/nye/ifaire ne peuvent constituer que de s preuves positives ; il serait imprudent de conclure de ce qu'un ouvrage n'y figure point pour affirmer qu'il n'est point de Fancan ; ce serait là, tout au plus, une simple présoinption, et de valeur bien relative ; aussi n'en avons-nous pas fait état pour le Discours politique et le Discours salutaire qui ne s'y troaven l point ; M. Fagniez a donné à ce détail une importance exagérée à notre avis, en examinant l'attribution de ce dernier ouvrage et de la France convalescente . (L'opinion publique au temps de Richelieu, p. 4B5, note 3, et L'opinion publiqu e et la pressa politique sous Louis Xtll, p. 373) L'on pourrait invoquer en faveur delà priorité des Remonstrances le môme argument que Gelej'^ a présenté pour ie Discours ijolitique et que nous avons signalé plus haut comme également applicable au Discours salutaire ; l'auteur d s Riunonstrances dit en effet à la fi n du factum « n'avoir jamais rompu son silence que pour garantir V. M. comm e « le fils de Grésus pour sauver son père (Recueil de Lugnes, 1628, p. 18.)
3. G. Fagniez, L'opinion publique el la presse politique sous Louis XIII, p. 352.