‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 2 sur 352 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

nium d'intensité : à ce point de vue, la partie de cette œuvre qui précède la période du pouvoir est la plus passionnante, comme la moins connue, et celle dont Richelieu lui-même a contribué à augmenter le mystère, par le soin qu'il a mis à la laisser dans l'obscurité, après y avoir dissimulé sa main de son mieux. Par une conséquence logique, cet intérêt décroît avec l'affermissement de son pouvoir, car ses productions qui en suivent le processus prennent un caractère de plus en plus quasi officiel.

Le plan de ce travail, qui répond à ces considérations, présente en apparence un manque d'équilibre tout intentionnel ; le lecteur prévenu s'expliquera ainsi que cette étude soit de plus en plus sobre de développements et de recherches du détail, qu'elle se borne de plus en plus à des généralités, à mesure qu'elle avance dans la vie de Richelieu. Son axe même en arrive à se déplacer vers la fin, lorsque la personnalité vigoureuse d'un des protagonistes devient le centre d'une dernière polémique, et cette remarque explique, en le justifiant, le titre de cet ouvrage.

Il s'arrête vers 1635 : à partir de ce moment, la plume de Richelieu, jusque-là militante, ne travaille plus guère, d'une manière générale, que pour la postérité ; elle se réduit alors à devenir didactique, et sort de notre cadre qui n'embrasse que les phases de lutte proprement dite, où l'intérêt historique se double de celui des problèmes psychologiques soulevés par la complexité du génie de Richelieu, dont nous avons essayé, sur ce terrain particulier, de dégager quelques traits.

Le Dorât. 1919.

DU

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