Resolaliones nwgislrales..,, 1626, p
de la croix rouge au-dessus des deux clefs de saint Pierre croisées, sous peine d'être marque lui-même au fer rouge, une croix au milieu du front, et une clef sur chaque joue... ^.
En 1625, la polémique n'en était pas encore là, et la Faiilce glace du Miroir du temps passé qui répondait au Miroir était moins virulente ; elle était même terne, comparée à celui-ci, car elle n'a rien du pamphlet populaire ; à la lire entre les lignes, on constate même qu'elle a été soigneusement élaborée, avec toutes sortes de ménagements, et qu'elle avait beaucoup moins pour but de relever tout ce qui donnait prise à réfutation dans le Miroir, que de montrera Richelieu et à Fancan que les jésuites ainsi pris à partie n'étaient pas leurs dupes.
L'auteur ne citait même pas le titre du libelle originaire du débat, mais le nom de Boucher, jeté en passant à la faveur d'un jeu de mots "^, en dit assez sur la préoccupation des jésuites français de se disculper d'avoir trempé dans VAdmonitio ; ce détail, que nous retrouverons ailleurs, semblerait bien prouver que la rumeur qui l'attribuait au début à l'ancien ligueur avait été répandue intentionnellement par eux.
S'il ne prononçait qu'une seule fois le nom des jésuites 3, il ne se faisait pas faute, en revanche, de relever malicieusement les attaques de son adversaire contre les capucins, et il les défendait même avec une ardeur quelque peu exagérée qui rappelle le procédé de la Response à la voix publique ; non seulement il lui reprochait de les avoir accusés, ce qui était inexact, « de débiter leurs denrées pourries dans le Louvre ^ » et de les avoir traités « d'estrangers. Espagnols et pippeurs ^)), mais il soulignait avec complaisance l'allusion faite par Fancan à l'un d'eux, et où il montrait comme plus spécialement visé un capucin « qui a quitté ses grands biens et offices où les siens sont appelez ^ ».