‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 210 sur 352 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. « Son advertissement est piteux, de la trop grande crédulité des bons « pères Gapuchins qu'il flatte, et puis comme le chat les esgraligne ; il dit en

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Il précisait encore plus en reprochant au pamphlétaire d'avoir déversé sa bile jusque sur saint Louis et sa croisade, dans un langage digne de du Moulin et de Mestrezat. Le doute, s'il y en avait eu dans le Miroir, était là impossible, et Fancan avait dépassé le but en cherchant avec malice à associer l'Ordre du P. Joseph à celui des religieux rivaux \

Le pamphlétaire n'avait pas eu besoin de signer son œuvre ; il était assez connu pour « donner son paquet à tout le monde », et l'on pouvait aussi aisément le reconnaître au portrait que faisait son adversaire de « cet anonyme qui se mesle des affaires d'Es tat, et dans son humeur atrabilaire, injurie tout le monde et sa femme. »

Richelieu était plus discrètement mis enjeu ; la Faalse glace rejetait sur lui la responsabilité du Miroir, mais sous la forme la plus enveloppée et intelligible seulement pour les initiés, lorsqu'elle mettait dans la bouche du jésuite Buzé « que c'est l'ordi- « naires des malins... d'employer autruy à faire ou dire ce qu'ils « ne veulent faire ou dire eux-mesmes ^ » ;enparlantouvertement de lui, on se contentait de le plaindre hypocritement d'avoir à subir des éloges qui étaient des offenses, émanant de personnalités pareilles, et un coup dégriffé subtil accompagnait ce témoignage de compassion suspecte, avec la remarque qu' « il n'est ni « expédient ni honorable d'être loué de toutes sortes de personnes ; « il suffit, ajoutait-on, de l'estre des bien marquez comme l'est le- « dit seigneur 3 ».

Ce n'était que la première escarmouche ; le Miroir est le prélude du Catholique d'Estat, la réponse à VAdmonitiOf que le cardinal prépare en suivant la tactique que nous avons exposée plus haut, et avec les différences de forme et d'allure nécessitées par le but

«' gênerai qu'ils troltent dans le monde, et se fourrent parmy les Cours des « Princes, soubs couleur de travailler nu secours de l'Eglise, y Iraicter d'af- « faires d Estais, il n en sçauroitcoltcr un seul ; car pour celuj' qu'il entend qui « a quitté de grands biens et offices où les siens sont appeliez, le mensonge « est trop évident. >■ >lbid.^ p. 6.)

1. G Fagniez, Le P. Joseph et Richelieu t. II, p. 25 et note.

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