‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 215 sur 352 · Dedouvres. op. cit., p. 285 et suiv · texte numérisé non relu

Dedouvres. op. cit., p. 285 et suiv

4. M. Emile Bourgeois soutient l'opinion de l'abbé Devouvres, en se basant sur une phrase du Catholique d'Estat, p 121, concluante, d'après lui ; ce serait, à la rigueur, uniquement une nouvelle preuve d'une collaboration partielle. Rcv. hist., t. LXII. 1896, p. Ul.

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part qu'ils ont prise, plus tard, à différents titres, dans cette polémique ; tels sont le cardinal de La Valette que nous venons de voir, Leonor d'Estampes, évêque de Chartres, Jean Filezac, le célèbre Théologal de Paris, Pierre de Besse, syndic de la Faculté de théologie qui va apparaître tout à l'heure, Charles Miron, évêque d'Angers, que Richelieu associe à ce même moment à ses côtés à un grand travail de projet de réformes ^ l'abbé Mulot, peut-être aussi Ferrieret Mathieu de Morgues.

Sauf pour le P. de Berulle, il serait aussi difficile de préciser des noms que leur part de collaboration ; en dehors de celui-ci, l'on ne pourrait émettre que de vagues hypothèses ; peut-être doit-on à Ferrier cette abondance d'arguments historiques tirés de l'histoire juive ou de la Bible, une source chère aux protestants "^ ; tout au plus pour Fancan, pourrait-on admettre qu'on lui a fait un emprunt de deux pages, présentant quelque analogie avec le Miroir, sur la simplicité innocente des « bons pères » faciles à duper, et le zèle inconsidéré des moines « pour des « aff'aires qui ne sont pas toutes affaires de religion ^ ».

En revanche, la main de Richelieu y est plus apparente, et pour plusieurs motifs ; d'abord il a été « le maître ouvrier » qui a centralisé les apports de ses collaborateurs, les a réunis, en a fait la liaison ; ce travail a été rapidement exécuté, il est vrai, car VAdnionitio avait paru dans les premiers jours de septembre, et le manuscrit du Catholique d'Estat était remis à l'imprimeur avant le 23 du même mois ; peut-être même faut-il attribuer à ce détail le fait que certaines parties, à l'exemple de celle du P. Berullc, aient été scrupuleusement respectées, autant qu'au souci de laisser à chacun des conseillers sa part de responsabilité ; "mais aussi hâtive qu'ait été cette préparation, une personnalité aussi puissante que celle de Richelieu n'a pu la faire sans y laisser sa trace ; dans l'ensemble, son intervention personnelle semble bien avoir eu surtout jDour résultat de donnera l'œuvre une certaine unité dans le mouvement et la passion, mais elle ne s'est pas bornée là ; Richelieu n'a pu résister à la tentation ou de faire des retouches ou d'y jeter de ces fortes expressions dont la concision

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