‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 216 sur 352 · Avenel, Lettres..., t. II, p 159, no'.e · texte numérisé non relu

Avenel, Lettres..., t. II, p 159, no'.e

2. Geley a signalé cette pai-tlcularilé dans son étude de la Heiponsc. qu'il attribue à Fancan, op cit., p. 240.

3 Le Catholique d'Estat, p. 122 et 123.

énergique lui est propre, mais il a dû fournir aussi sa contribution directe pour les éléments qu'il était seul à représenter dans ce Conseil, et par son rang élevé dans la hiérarchie de l'Eglise, et par sa situation de premier ministre d'Etat.

Au premier se rattache directement comme émanant de lui la déclaration de soumission au Saint-Siège ; rendue plus respectueuse par sa forme impersonnelle, elle est en même temps d'un ton plutôt que filial, quasi confraternel, qui rappelle discrètement la Sorbonne ^ et sent le Sacré Collège, dans [une flatterie ad hominem trop habile pour n'avoir pas été inspirée par une connaissance intime d'Urbain VIII, ce qui était le cas pour Richelieu.

« Nous aymons tendrement le S. Père ; mais pour l'honneur de « Dieu, et non pour le profit, ou par hypocrisie. Nous le tenons <r comme le père commun de tous les Roj's ; et en particulier « le nom d'Urbain VIII nous est doux et vénérable ; et il faudrait « certes tenir encore de la barbarie pour ne le pas a3'^mer, « estimer, et révérer en l'intégrité de ses mœurs, en la probité « de sa vie, en la lumière des bonnes lettres dont il est doué,! « mesmes avec éminence, en la douceur de son esprit, en l'ardeur « de son zèle à rechercher la paix entre les peuples, et en sa pru- « dence et légalité à conserver égales les balances de la chrétienté. 1 « lipeut survenir, comme il est assez ordinaire, des jalousies « entre les Rois ses enfans, mais il est si sage, si juste et si bon, « qu'il ne voudra pas permettre que les cadets facent la part à « leur aisné, et qu'ils diminuent ses héritages pour devenir plus « grands que lu}^ Et nos Roys lu}^ rendront aussi toujours le « respect qui luy est deub. . . ^ ))

De même que seul un haut dignitaire de l'Eglise a pu écrire ces lignes, seul un diplomate a pu écrire les 3 pages où il se défendait de toute idée de blâme pour les princes catholiques dont il venait d'opposer les « actions, alliances et histoires » à la thèse du théologien qui prenait leur défense ; il allait plus loin en les

1. Urbain VIII, alors cardinal, avait publié, en 1621, lors de sa légaliou àl Paris, un volume de vers latins imprimé dans celle ville par Antoine Eslienne, et présenté par celui-ci au public ;. CoeiFeteau lui avait donné l'approbation au nom de la Sorbonne, le 11 mars 1620. Ils venaient d'être réédités à nouveau en Italie (S. D. N. Urbain VIII Ponl. Opt. Max. olinu //Z"»' et Rev^' Maffoei Sre Gard. Barbevini Poemala, Panormi, 1624).

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