Mémoires, t. II, p. 358 et suiv
d'Estat à Sirniond ^ ; les détails élogieux sur la valeur du P. de Sansy, de l'Oratoire, alors ambassadeur en Turquie, un intime du cardinal '2 j — j^ mention du « stile avec lequel le grand cardi- « nal du Peron (dont Richelieu était l'admirateur et l'émule), « le P. Coeffeteau, evesque de Marseille, le sieur archevesque de « Rouen ont escrit au Roy d'Angleterre ^ », un épisode des Etats de 1614 dans lesquels Richelieu a joué le rôle que l'on sait; — des citations des Lettres du cardinal d'Ossat *, qui venaient de paraître, et qui étaient alors, d'après M. Hanotaux^, l'un des livres de chevet de Richelieu ; — un extrait de la Politique d'Aristote ^, le seul ouvrage de cet auteur qui figure dans le riche fonds des manuscrits de sa bibliothèque ", et aussi l'un des très rares auteurs anciens, pour ne pas dire le seul, qu'il cite dans le Testament politique ^ et dans ses Mémoires; ^ — des jeux de mots familiers à Richelieu, dont l'un, entre autres, se retrouve dans ses Mémoires : « tenans la mort entre ses dents ^^ », « ils estoient perdus s'il n'eussent esté perdus ^^ », « le Saint Siège pairait l'intérestde cet intérest ^2 » ; — l'allusion voilée à la dispute de Duplessis- Mornay avec le cardinal du Perron ^'^, dispute qui a été l'origine de sa « Défense de lafoy contre les Ministres de Charenton ; — dans le même ordre d'idées, la mention de la tendance des Réformés à substituer, dans les citations de leurs controverses, l'argument à la solution ^^, procédé dont la mise en relief lui a servi précisément de base dans l'ouvrage ci-dessus ; — les citations italiennes ^^ et espagnoles *^, deux langues qui lui sont familières ; — une rémi-
I. R. Kerviler, La presse politique sous Richelieu et l académicien Jean Sirmond. Paris, 1876. p. 20 et 24.
2 Le Catholique d'Estat, p 147 et 181. ?y.Ibid , p. 172.