‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 220 sur 352 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

niscence de l'opuscule célèbre de son ami, l'évêque Chasteigner,' de la Roche-Posay, qu'il a vu composer à Poitiers *, et dont la réimpression est toute récente 2.

La raison d'Etat que Richelieu invoquait, quelques mois avant, contre les protestants dans la Respoiise au Manifeste du Sieur de Souhize, reparaissait maintenant contre les principes que lui opposaient les partisans de l'Espagne au nom des intérêts internationaux du catholicisme ; ses idées sur l'étatisme et ses conceptions particulières du rôle et de la conscience des gouvernants 3 sont, cette fois encore, condensées sous la forme de maximes * qui lui est chère; nous verrons plus loin comment il était conduit par les nécessités à exagérer son gallicanisme politique pour vaincre d'une part les dernières hésitations du parti protestant, et de l'autre la résistance des zélés.

Bien qu'il ne faille accorder qu'une valeur toute relative à l'argumentation tirée de la similitude des figures emploj'ées, il en est une cependant que nous ne pouvons nous empêcher de signaler, étant donné le lieu qu'elle occupe, aux premières lignes du Catholique d'Esfat; elle présente une analogie frappante avec celle qui, en même place, sert de base à l'exorde de la Harangue aux Etats de W14 ; ces monarques qui, au milieu de leurs triomphes, veulent qu'on leur rappelle qu'ils sont hommes, rappelle trop bien, pour que nous la passions sous silence, comme identité d'association d'idées, cette description de la fête des esclaves romains autorisés pendant un jour de l'année à parler librement et à dire leurs vérités à leurs maîtres.

Enfin, ont-elles pu sortir d'une autre plume que de celle d'u maître de sa langue et d'un penseur puissant, ces fortes exprès-

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