‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 236 sur 352 · Ibid,, p. 105 et · texte numérisé non relu

Ibid,, p. 105 et

la Responce^ et qu'elle a été écrite sans son assentiment et à son insu. La politique du cardinal relégué au second plan et après le le cardinal de la Rochefoucaud dans 1 éloge du Conseil, n'était pas défendue, mais excusée et présentée comme la suite forcée de celle de ses prédécesseurs ! Ce mot seul en dit long sur les origines subreptices de l'ouvrage.

La Responce a été attribuée à Fancan par Geley ^ et par M. Fagniez ^, au P. Joseph par l'abbé Dedouvres, deux opinions qui nous semblent erronées pour de nombreuses raisons qui s'appliquent d'abord indistinctement aux deux personnages.

L'auteur s'intitule « à peine clerc ^ », allant même jusqu'à a avouer ingénument ignorer toutes choses hors sa langue maternelle ^ » ; dans la préface, il ne cache pas son but intéressé de faire sa cour au roi, tout en déclarant vouloir garder l'anonymat (ce qui est démenti par les initiales dont il signe), et il ajoute que a. son nom n'a pas encore été exposé aux yeux de sa Majesté, bien « que ce ne soit pas icy, dit-il, le premier effet de l'ardeur dont « je brûle pour son service que je luy ai rendu. » Sa préoccupation dominante est d'être le premier à répondre aux attaques de VAdmonitio, parue, dit-il, « depuis peu de jours ^ », et elle éclate d'abord dans la forme matérielle, comme dans le style, avec les répétitions, les erreurs d'impression ou de composition, omissions ou inversions qui fourmillent. L'argumentation n'est celle ni d'un dialecticien d'école, ni d'un théologien, ni d'un pamphlétaire : comme forme, elle est lente, moUe, incohérente, sans nerfs, embarrassée et incertaine, dans une réserve trop exagérée même pour le moins vigoureux controversiste ; comme fonds, elle est d'une infériorité manifeste ; certains passages, tels que ceux qui ont trait à la doctrine de la guerre ^, à la conspiration des pou-

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