‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 237 sur 352 · Ibid., p. 119 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 119 et

DU CAhDLNAL DK RICHELIEU 341

dres ^ aux relations de Henri IV avec l'Angleterre 2, à la faveur des huguenots à la cour ^, à la situation du frère du roi et des princes *, prouvent que l'auteur n'a pas compris la valeur des arguments qu'il présente et qui se retournent contre sa thèse ; conscient de son infériorité, il éprouve même fréquemment le besoin de s'en excuser humblement, ne se reconnaissant pas luimême à la hauteur de sa tache '•". Le ton est inégal, généralement timide ; le style diffus, prétentieux, embrouillé ; il n'a rien de l'allure ni d'un écrivain de race et passionné comme Fancan, ni d un théologien ou d'un homme d'Eglise fortement convaincu comme le P. Joseph. Si Geley a attribué la Responce au premier, c'est en raison de quelques pages remarquables, qui détonnent avec le reste de l'ouvrage ^, et ne sont certes pas de la même main ; celles-là, qu'il cite, suffiraient, en faisant abstraction du reste, à justifier l'attribution qu'il a faite '^.

Nous proposerons tout à l'heure une explication de cette particularité curieuse ; mais en dehors de tout ce qui précède, et même en laissant de côté l'opposition formelle entre les idées politiques de Fancan et celle de la Responce ^ un fait primordial s'oppose tout d'abord à l'attribution de l'ouvrage à celui-ci ; l'on ne s'imagine guère ce pamphlétaire laissant passer une occasion pareille de satisfaire sa vieille haine contre les jésuites, et s'ingéniant à les innocenter, après les avoir rendus lui-même responsables de VAdmonitio dans le Miroir, avec l'acharnement que Ton a vu. Le

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