‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 238 sur 352 · Ibid.ro 31 à 33,41 à 43, 73 à · texte numérisé non relu

Ibid.ro 31 à 33,41 à 43, 73 à

7. Gelej' reconnast que les développements sont exagérés et que l'auteur s'égare souvent dans des digressions empruntées à l'histoire juive ou à la Bible, op. cit., p. 240.

8. M. Fa^niez a fait ressortir cette anomalie avec beaucoup de clarté ; il l'explique prr le fait que Fancan faisait taire à celte occasion ses convictions personnelles pour rester 1 interprète officieux de Richelieu, op. cit., p. 393 L'on ne s'expliquerait point, avec cette hypothèse, le désaveu de la Responce par l'auteur du Catholique d' Estât. M. Fagniez se base de plus pour l'attribution de la Responce à Fancan sur la présence d'un jeu de mots caractéristique à cet auteur qui se trouve aussi dans la France au désespoir ; or, ce dernier libelle, d'après un témoignage contemporain que nous citerons plus loin, doit être restitué à Mathieu de Morgues.

fonds mis à part, rien du reste ne le rappelle dans la Responce ; alors que sa plume est enjouée, spirituelle, alerte et pleine de verve dans une forme caustique, celle-ci, au contraire, est lourde et indigeste, prétentieuse, d'une lecture pénible avec sa documentation touffue qui vise trop à l'érudition.

Il y a plus, et ceci concerne plus spécialement l'attribution faite au P. Joseph, la forme de la Responce non seulement trahit l'inexpérience professionnelle, mais décèle le laïque ; cette phraséologie spéciale déconcerte quelque peu sous la plume d'un religieux, et ferait même souçonner une origine protestante.

La multiplicité des comparaisons empruntées à l'histoire profane, aussi bien qu'à la Bible et à l'Ancien Testament, des expressions typiques, telles que « Abraham le père des croj^ants*», la comparaison faite entre Jésus-Christ et Aaron et Moïse 2, la forme du serment d'une abstraction philosophique qui semble peu compatible avec la croyance catholique -^j l'acte de soumission au Saint-Père déjà cité ^, la tenue générale enfin, accentuée par la tournure de la péroraison ^ qui sent quelque peu la chaire de prédicant, tout cela donne à Tceuvre un cachet particulier qui fait conclure aux origines non ecclésiastiques de l'auteur.

Si l'auteur du Catholique d Estât n'a pas eu connaissance de la Responce, ou plutôt ne l'a connue qu'après l'impression, comme le prouve l'errata où il relève une de ses erreurs, la réciproque est aussi vraie, he Catholique d Estât est tellement supérieur et de toutes façons à la Responce, qu il n'est pas de comparaison possible ; les contemporains, du reste, n'ont retenu que lui, laissant le second dans l'ombre et l'écartant sans discussion ou le réfutant avec un injurieux dédain ^. Comment donc admettre que

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