‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 25 sur 352 · Ibid., t. I., chap. v, section III, p, 236 et · texte numérisé non relu

Ibid., t. I., chap. v, section III, p, 236 et

On ne peut toutefois l'y retrouver que par lambeaux ; son ouvrage n'est qu'un manuel sommaire, une sorte de vade-mecum renfermant le minimum des connaissances indispensables à un prêtre, et non pas un traité de casuistique, comparable par exemple à la Somme des péchés du P. L. Benedicti, alors classique ^ Richelieu connaît l'inconvénient des livres volumineux qui rebutent ou ne se lisent point ^ aussi bien que le danger des recueils de cas de conscience qui « mettent les âmes en anxiété au lieu de les en retirer » '^. Les plus simples d'entre eux devant seuls ^ par conséquent et en principe, trouver place dans son abrégé, ceux qui sortent de cette catégorie sont forcément des cas d'espèce ; leur choix de même que le développement anormal donné à quelques-uns des autres, ne peuvent donc que correspondre à des idées personnelles de l'auteur ; l'on est par suite autorisé à les regarder a przori comme reflétant sa mentalité, sous le rapport des souvenirs, des idées, des tendances ou comme correspondant à des préoccupations qui lui sont spéciales ; il est facile, comme on va le voir, de les retrouver les unes comme les autres, soit dans ses antécédents, soit dans ses actes ou écrits postérieurs, quelquefois même concurremment dans ces trois sources.

Exception faite pour un très petit nombre de ces cas spéciaux qui sont particulièrement typiques, la plupart d'entre eux se retrouvent dans les traités des casuistes contemporains, auxquels l'auteur de la Briefve instruction les a évidemment empruntés ; mais pour la majorité, ils sont énoncés par lui dans une forme tellement personnelle, et même affranchie quelque peu, semblet-il, de la rigueur doctrinale, que cela seul ne permet pas a priori d'admettr qu'ils puissent procéder d'une autre autorité que de celle toute-puissante de l'évêque.

Les premiers à noter sont d'ordre politique ; s'il n'y a que la

1. P. Jean Benedicti, La Somme des péchez, et le remède d'îceux.. , Paris, 1600. Cet ouvrage a eu 7 éditions, sous deux formats, de 1600 à 1620.

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