Quœstiones, LXVIll, p. H
2. Satyra in qiiesticnes quodlibeticas F. Garassi auctoritate supremi senatiis laceratas et combustas XVII Januarii, 1626.
Le catal. Pécard en porte un exemplaire avec un titre un peu différent : Dirx in quœstiones quodlibeticas F. Gàrassi, auctoritate supremi senalus laceratas et combustas 17 Januarii MDC.XXVi, n" 964.
étudiées, le Sapiens franciis ^ et les Scopœ ferreriaiiœ - destinées à réfuter, la première la Respoiise à rAdmonitio, à laquelle ^ elle empruntait son titre, la seconde le Catholique d'Estat. Elles avaient cela de commun qu'à l'encontre des factums violents auxquels elles faisaient suite, elles respectaient le caractère sacré du cardinal, et évitaient soigneusement toute personnalité à son égard ; mais elles ne lui en portaient pas moins des coups terribles dans leur modération perfide et savante qui rappelle, sans lui être inférieure, la froide ironie de leur adversaire. Alors que les pamphlets antérieurs accablaient d'invectives Richelieu en lui attribuant brutalement les libelles de ses défenseurs, « écrits, disaient-ils, dans la cuisine d'un Illustrissime Cardinal, à côté des os jetés aux chiens ^ », les deux théologiens reprenaient la boutade, mais sérieusement cette fois, recherchant et discutant les origines de ces libelles. Tous y passaient, le Miroir, les Alliances du roi très chrestien, la France au désespoir, le Catholique d'Estat et V Avertissement aux Princes ; c'était atteindre Richelieu dans son amour-propre le plus intime, comme homme d'Etat, diplomate et homme d'Eglise ; pour les ouvrages anonjmies, ils faisaient ressortir la honte attachée à ce procédé de dissimulation que le cardinal avait jetée à la face de l'auteur de VAdmonitio, et ils recherchaient avec une sagacité alarmante les motifs qui l'avaient inspiré ; quant à ceux qui étaient signés, les Alliances et le Catholique d'Estat, ils passaient au crible les mobiles qui avaient pu guider leurs auteurs ou soi-disant tels, personnages obscurs ou suspects. Dans notre examen des deux œuvres incriminées, nous avons exposé les arguments qu'ils présentaient par insinuations contre l'attribution du Catholique d'Estat à Ferrier, ainsi que leur opinion sur la moralité de du Guay et de l'auteur de la Response ; leurs questions, serrées comme leurs affirmations, faites d'un ton d'autorité sans réplique, montraient bien au lecteur avisé la vraisemblance de l'attribution du Catholique d'Esiat
1. Sapiens francus G. G. R. Theologi et Admonitoris regii nuper propter nimiam suam sapientiam innocenter combusti discipulns... Parisiis, apud Robertum Stephani, anno 1626.
2. Scopœ ferrerianœ id est Tragicomœdiœ Satyricee Falso Catholici Politici titulo a Ferrerio Gallo eoulgalx Examen..., Ambosiœ apud Joannem Bonum, sub intersignio Ducis Vindocinensis, anno 1626.