Ibid.,p
3. Jubilus confederatorum alias Nova novorum in quibus Magnœ Victoria; et lœti terra marique progressus anni Î625 contineniur ad nobilem Historicum D, Ferrerium Gallum Nemausensium Rup. apudChristianissinum Regem Ludovicum 13 Oratorem. Editio ultima ab Authore recognita et emendata 1626, art. 29, p. 12. La préface du Recueil des diverses pièces pour servir à l'histoire, 1635, p 62. réfute l'arL 39, p. 16, des Nova novorum auquel il donne la date de 1625; et plus loin, p. 66, l'art. 41, p. 17 du Jubilus confœderatorum daté de 1626 ; Hubault n'a cité aucune de ces deux dernières pièces. D autre part, le litre ci-dessus, bien que ce puisse être une supercherie, laisse supposer l'existence d'une édition antérieure ; le catalogue Pécard, N 964, porte un ouvrage de même titre sous la date de 1625.
4. Vita, p. 3. Ce pamphlet place en Touraine le lieu de sa naissance comme les Resolutiones magistrales.
5 « Enhardi par le nom et le titre d'Evêque,il employa ses efforts à aiguiser » sa langue, et tous les ans, il élucubrait, pour les déclamer aux Parisiens ou « plutôt pour les réciter dans la chaire de la Cour, deux ou trois sermons « débités d'un ton mondain, et sur des sujets empruntés plutôt aux auteurs « profanes et aux fables qu'aux Saints Pères. » (Vita, p. 4) Cfr Avenel, Lettres. ..,i. I, Introd., p. lviii, note 1.
dans la chapelle royale ^, confession qui servira un jour de base à la légende sous les plumes venimeuses de Mathieu de Morgues et de Tallemant ; sous ce rapport, Richelieu fournissait, comme on le voit, un bien piètre aliment à la chronique scandaleuse, tout avide qu'elle fût sur ce chapitre ; mais pour épuiser ce sujet, il convient d'y apporter, comme contribution, la mention d'une vague présomption d'aventure galante à Blois, rapportée par la Qiiœstio politica ^ seule, plus que sujette à caution.
Ce simple détail donne une idée du pamphlet ; il n'était pas un des actes du cardinal qui ne fût présenté comme odieux, pas un événement tragique auquel il avait été mêlé à un titre quelconque, dont on ne le rendît responsable; il était directement et sciemment accusé de la mort de son protecteur, le maréchal d'Ancre, de la mort de son frère, des horreurs de la guerre civile, de basses intrigues et de faux pour ruiner la fortune de la reine mère, de trahison envers elle, au bénéfice de Luynes, au moyen de ses amis et confidents, les Bouthillier; il avait poursuivi de sa haine envieuse Barbin, son premier bienfaiteur; son ingratitude, son ambition hypocrite et sa perfidie méchante n'avaient rien épargné, ni les personnes, ni la doctrine religieuse ébranlée par ses livres semi-hérétiques, ni le clergé persécuté et appauvri, alors que dans un pacte honteux, il gorgeait d'or les ducs de Rohan et dô Soubise, les chefs protestants, ni le roi, ni la reine mère, ni le Souverain Pontife lui-même...
Tout ce que le romantisme le plus échevelé a pu écrire sur Richelieu pâlit à côté de ces pages furibondes où l'injure s'est élevée à la hauteur du lyrisme; elles laissent loin derrière elles les rimes grandiloquentes du poète moderne dont le médaillon juvénile s'étale, par une ironie ^d'une triste inconscience, sur la paroi du mur de l'ancien palais cardinalice; avant que ce dernier n'eût misérablement exploité la légende, les pamphlétaires ennemis de Richelieu l'avaient déjà créée de son vivant, avec « l'homme « rouge », riiber homo ^, « épiant sans répit la reine mère, surveil-
1. Quœstio politica, p. 7 et 8. Jubilas confœderatorum, p. 11.
2. « Ample narratur quomodo Biesis dependula femoralia in limine tornicaril cubilis visus est attrahere, et meminit ipse, et multi nostruni neminimus illo « die contatura fuisse : Quam gloriosius fuit hircus cum sua caprà...., Quœstio politica..., p. 8.