Discours..., p. 21 à
motif et aussi le principal qu'il invoque esta citer : « Au temps « de la conclusion, il y eut des esprits si méchants que de vouloir « apporter du trouble en une action si saincte, et faire trouver du « mal et de la crainte, en une chose où toutes sortes de biens se « trouvoient. »
Le Discours ne montre pas seulement son obstination à faire aboutir le mariage, mais aussi ses rancunes contre ceux qui s'y étaient opposés. Fancan était de ceux-là; Richelieu ne l'oubliera point.
Le factum se terminait, comme il avait commencé, par un long panégyrique du roi et de la reine mère qu'il comparaît à la reine Blanche et par un éloge dithyrambique des nouveaux secrétaires de la Justice et des Finances, de Marillac^ et d'Effiat, après lesquels il citait honorablement le duc de Bellegarde. Nous avons fait remarquer, au début, que Richelieu avait évité défaire une œuvre de polémique ; et en effet aucun des pamphlets contre lui n'était cité; une allusion rapide à la Vita ^ seule servait de prétexte pour rappeler que les calomnies déversées sur lui venaient des ennemis du bien public, et qu'il était haï à cause de sa fidélité au roi qui « le « saurait bien protéger et défendre avec ses autres Ministres ». Plus haut, il avait été question de sa charité et de ses vertus ; l'auteur se complétait maintenant, en évoquant le sacrifice qu'il avait fait à la Couronne de son ressentiment en proposant des premiers le Maréchal de Thémines, le meurtrier de son frère, pour le gouvernement de Bretagne.
Nous nous sommes étendus pour plusieurs motifs sur cet ouvrage très restreint ; bien qu'il reste en marge de la polémique
1. Nous retrouvons ici Pelletier avec sa Lettre sur la promotion de Monseigneur de Marillac Garde des Sceaux de France. A Paris ches Edmé Martin, 1626. Avec permission. (Le Privilège est daté du (i juin). Un passage, p. 7, est à citer ; « De sorte que si la Piété et la Justice sont les principales vertus qui font « prospérer un Etat, nous espérons de les voir tellement fleurir toutes deux en « nos jours, que comme l'Eglise est puissamment fortifiée de ces Illustres Cardi- « naux qui espousent les interests de la Religion près de Sa Majesté.... » Un autre factum réunissait dans un même éloge le roi, sa mère, le cardinal de Richelieu et Marillac : Paranymphe sur le judicieux Conseil d'Estat de la Rogne Mère du Rog et de Messeigneurs l'Illustrissime Cardinal de Richelieu et de Marillac, garde des sceaux de France, 1626.