Appendix, tit. LXV, p
4. Ihid., tit. IV, p. 3, et tit. LXX,p. 14. Il aurait pu servir d'épigraphe à un pamphlet paru un demi-siécie plus tard sur le même sujet : Consallation de l'oracle par les puissances de la terre pour savoir si le Prince des (lalles Dieu-donné est supposé ou légitime. A White hall. Traduit de l'Anglais, 16S8.
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battait devant l'hostilité de Buckingham, le favori tout-puissant, ainsi que ses déceptions sur les résultats de cette union au double point de vue religieux et politique, devaient lui rendre particulièrement sensibles ces allusions, lui qui l'avait revendiquée comme l'une de ses plus grandes victoires diplomatiques.
Pour la première fois, dans le Discours sur phisieiirs points imporlants, qui est un véritable manifeste, Richelieu s'était découvert, comme jamais il ne l'avait fait jusque-là, en se justifiant sur ce point et en dégageant sa responsabilité personnelle dans l'affaire du mariage de Monsieur ; bien qu'il s'y fût contenté de répondre aux attaques personnelles par des généralités, en restant sur la défensive, sa nervosité commence à y poindre ; l'on sent que sa patience est à bout et qu'il ne tardera pas à se laisser entraîner sur le terrain de sa vie privée.
Ses préoccupations, de ce côté, se doublaient du sentiment des dangers de la crise nouvelle qu'il traversait ; à l'intérieur, comme à l'extérieur, il était plus que jamais menacé. A cette date, il commence à être hanté par la crainte des complots contre sa vie, crainte que l'instruction du procès de Chalais et la tentative de Fleur5^ suivies de la création de sa garde 5, montraient n'être point chimériques ; dans une lettre à Bouthilier, où il lutte pour se raidir contre sa pensée intime, il étale ses appréhensions ^ ; il sait que c'est à « lui seul à qui on en veut », « que « la voix publique a appris à chacun que la faction de la reine « régnante, du duc d'Orléans et des princes, appuyée par l'An- « gleterre et la Savoie, a juré sa perte », que « son dernier « refuge est de perdre par embusche et trahison celuy qu'ils « tiennent autheur de tout leur malheur ^ ».
La haine personnelle du duc d'Orléans entretenue et exploitée par ses ennemis le poursuivait encore auprès du roi *, et elle se
l.La Maison du Cavd. de Richdieii^ p. 365 el 370.