Hanotaux, Hist.du Card. de Richelieu, t. I, p
2. Kerviler, La presse politique sous Hichelieu et l'académicien Jean de Sirmond, Paris, 1876, p 22.
3. C'est l'expression possible employée comme adverbe..., Lettre déchiffrée, p 14, 21, 25, 27, 28, 34, 36, 41, 44, Le Coup d'Estat de Louis XIII, p. 270 et
4 Lettre déchiffrée (Recueil de div. pièces... 1635, p. 44).
comme celle-ci avec la suppression du long passage laudatif consacré aux nouveaux Garde des Sceaux et Surintendant des Finances ; l'ordre chronologique n'était pas observé, comme on le voit pour lAdvis d'un théologien sans passion qui était placé dans le corps de l'ouvrage, alors qu'il aurait dû se trouver entre ceux-ci ; nous en donnerons plus loin la raison à propos de Mathieu de Morgues.
Sur la politique extérieure, la Lettre déchiffrée était muette ; en revanche, sur la question du Pape, l'auteur continuait l'argumentation de VAdvis dhin théologien sanspassion^ en lui montrant son intérêt à résister à l'Espagne. Et il la continuait aussi dans son panégyrique du roi où il semblait prendre à tâche de faire oublier les conseils trop rudes jadis donnés au roi parFancan, sur sa passion pour la chasse et sa négligence des affaires du Conseil ^ ; il défendait, il est vrai, en même temps Louis XIII du sobriquet de Rex venator que les tenants de YAdmonitio ne s'étaient pas fait faute de lui prodiguer ; mais le souvenir du Catalogns a dû être là prépondérant, et ce dernier pamphlet nous ramène à Fancan dont la disparition clôt cette période.
Environ deux mois après la publication de la Lettre déchiffrée, le jour même de la mort de la duchesse d'Orléans, le 4 juin 1627, Fancan était arrêté et enfermé à la Bastille, où il mourait bientôt avant le mois de juin 1628 ^, complètement oublié.
La fin du pamphlétaire vaut qu'on s'}^ arrête, ne fût-ce que par ses côtés mystérieux, autant que par l'importance du rôle qu'il a joué auprès de Richelieu ; celui-ci l'a, du reste, jugée assez considérable pour qu'il ait cru devoir lui consacrer un long pas-
1. « Il (le roi) va de vraj^ quelquefois à la chasse, et c'est presque le seul diver- « tissement qu'il se donne. Mais par une modération digne de sa prudence, il « mesure si bien le temps qu'il employé en cet exercice, que le plaisir qu'il y « prend ne luy a jamais fait perdre jusqu'à ceste heure, nj' une messe, ny un « conseil, où rien d'important ne se résout jamais qu'en sa présence, après une « longue et meure délibération. » Lettre déchiffrée, p. 34.