Tallemant, Hist., l. II, p
6. Brief've instruction, p. 48. Il est curieux de lui comparer le passage dans lequel le P. Benedicti traite le même point sous une forme à la fois plus générale et moins circonstanciée pour le cas particulier envisagé ici. (Son7me des péchez, p. 344).
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dissipait un patrimoine souvent exigu, que ce cas singulier passe sous silence par un casuiste érudit tel que Busenbaum, et dont le particularisme exagéré et complexe détonne quelque peu dans ce petit manuel visant à la simplicité.
Ces menus détails exhalent comme un parfum lointain dv Cour ; à côté d'eux, il en est d'autres qui trahissent encore davantage la personnalité de l'auteur, puisés, comme ils le sont, dans la vie réelle, de même que ceux-là, mais dans un ordre plus matériel, et procédant de préoccupations à la fois plus immédiates et plus spécialement personnelles. Nous avons dit ailleurs le soin avec lequel Richelieu s'occupe des moindres détails domestiques et économiques de sa maison, les embarras pécuniaires dans lesquels il se débat pendant longtemps avec le règlement d'affaires (le famille compliquées, sa gêne des débuts ; ce premier détail seul de l'exception dans l'observance du repos dominical en faveur de « ceux qui s'occupent des viandes » ^ (un cas particulier qui ne se trouve point signalé dans le recueil de Tolet^), n'est-il pas une contribution personnelle de l'homme qui voit et arrête toutes les semaines les comptes de son maître d'hôtel, les paraphe, et les signe à chaque page ^ ? Par ses préoccupations forcées d'ordre financier, Richelieu est au courant de tout ce qui a trait au négoce de l'argent; la partie consacrée spécialement aux usures, dans le chapitre affecté au septième commandement '", n'en est-il pas comme un reflet saisissant, surtout avec le détail îîe l'emploi des fonds par les tuteurs, une note éminemment personnelle, étant donné que Richelieu a pu songer alors à sa famille et à sa mère restée veuve encore jeune, avec cinq enfants dont l'aîné avait environ dix ans, et ayant eu à assumer la lourde tâche de leur éducation et de la restauration d'une fortune délabrée •'.
Nous touchons, par ce point, à une question qui, même en dehors de ces considérations de personne, n'a pu être traitée, comme dans laBriefve instruction^ que par un homme ayant habité Paris,