‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 318 sur 352 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

pour que le factum ainsi incomplet et inachevé ou plutôt auss: mal équilibré ait été inséré tout entier, et sans remaniemeni aucun dans le Recueil de 1635 où ont pris place toutes les pièces de polémique à la gloire de Richelieu, après une révision scru puleuse, et à côté d'une autre que tous les bibliographes sont d'accord à lui attribuer ^ ne faut-il pas, pour avoir bénéficié de pareille indulgence, qu'elle soit du maître lui-même ?

Ce libelle et sa réplique n'étaient que le prélude de la polémique qui s'engageait à l'issue delà Journée des Dupes ^ : cette intrigue qui assurait à Richelieu le pouvoir avait son contre-coup dans deux factums, VEntretiendes Champs-Elizéeseile Coup d'Estat de Louis XIII, publiés tous deux immédiatement après l'arrivée de la reine mère à Compiègne ^ qui coïncidait avec l'arrestation de Marillac * ; ils étaient tous deux dirigés contre la reine mère à côté de laquelle se rangeait son aumônier, Mathieu de Morgues, que l'on a déjà vu ; l'œuvre de ce dernier en faveur de sa maîtresse n'apparaîtra que plus tard, mais il entre dès ce moment en scène pour nous fournir des renseignements sur cette première phase de la polémique où il n'était encore que spectateur.

Comme forme, le premier de ces factums n'était que la réminiscence d'un ancien pamphlet de Fancan, La France mourante, déjà pastiché dans une pièce de 1626 ^ ; mais l'ancien pamphlétaire avait emporté avec lui dans sa tombe le secret de sa plume mordante, et l'auteur inconnu, qui avait essayé de l'imiter, était loin d'y être parvenu, malgré une certaine verve empruntée visiblement à son modèle. Quant au Coup d'Estat, on peut, avec vraisemblance, l'attribuer à Jean Sirmond, comme le faisait ÔÈ Morgues qui précisait même le salaire de 1.200 livres qu'il aurai!

1. Relation fidelle de tout ce qui s'est passé en Italie en l'année 1630, 1631. Rè-| cueil de div. pièces pour servir à l'hist., 1635, p. 186.

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