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3. Vrais et bons advis de François Fidèle. Ep. lim. au roy, fo 1. Div. pièces] pour la défense de la rej'ne-mère..., Anvers, 1643.
4. La Vérité deffendue, 1635, p. 31. Div. pièces, elc... Anvers, 1643.
5. Les nouvelles de Vautre monde, apportées en poste dez Champs- Elisées par le\ bon Génie de la France, 1626.
DU CARDINAL DE UîrilFMKL 457
reçu pour cette œuvre ^ ; mais, toujours d'après la même source, il était soigneusement revu par Richelieu. Cette affirmation n'a rien que de très vraisemblable, car l'auteur expliquait avec trop de détails d'une discrétion adroite les origines lointaines de l'hostilité de la reine mère pour Richelieu, hostilité qu il faisait remonter à 1627, pour ne pas y voir sa main ; dans son éloge de la fermeté du roi, il attribuait aux Espagnols la cause de cette rupture de famille, avec une connaissance trop subtile des ressorts intimes de la diplomatie de Cour pour n'en avoir pas été l'un des principaux acteurs ; quant au panégyrique du cardinal mêlé à celui du roi, Sirmond, pour sa part, s'y révélait assez, lorsqu'il offrait au premier la tiare, « n'eût été l'usage nouveau de Rome^ », avec son exagération ampoulée de rhéteur apologétique. Mais il faut reconnaître qu'à côté de quelques traits comme celui-là, il y court un souffle qui n'appartient qu'à l'auteur des Principaux points de la foy et de VAdver lisse ment aux Etats de r Europe ; il fallait la plume de Richelieu pour écrire avec cette maîtrise ce parallèle osé entre Henri IV et Louis XIII, à l'avantage et à la gloire du second. Certaines phrases rappellent trop bien son indignation contre les ministres de Charenton invoquant l'assistance qu'ils avaient prêtée jadis à Henri de Béarn ; nous n'en citerons qu'une qui est typique, relative à ce dernier. « S ils (les « protestants) luy avoient parfois ouvert leurs portes durant ses « disgrâces, s'ils l'avoient couvert de leurs armes contre l'injure « du temps, la suitte luy fit assez reconnoistre depuis, que c'estoit « la secte de Calvin, et non pas la race de Bourbon qu'ils avoient « favorisée en sa personne, et qu'ils l'avoient toujours mieux « aimé pour compagnon de leurs erreurs, que pour maistre de « leurs villes ; ne s'estans servis de luy, nj' de tous ceux de sa «maison, que comme font les architectes des. piliers et des « cyntres qu'ils jettent par terre, quand ils n'en ont plus besoin 3». De Morgues ne se trompait point quand il y reconnaissait la main de Richelieu et il a dû le lire et le relire, car il lui a fait à son
1. Advertissement de Nicocleon à Cleonville sui' son Advertissemeni aux provinces, 1632, p. 3, 8 et 30. Div. pièces pour la défense de la Reyne-raère... An- Vers, 1643. Lettre de change protestée ou Response à la Lettre de change de Jean Sirmond caché sous le nom de Sabin, 1637, p. 9. (Ibid.)
2. Le coup d Estât de Louis Xlll. Au I^ov A Paris, 1631, p. 44.