Ihid., 1631, p. 6 et
insu des emprunts, en répétant après lui, lorsqu'il lui reprochait plus tard son labeur nocturne : « 11 travaille quand les autres « reposent, il veille quand les autres dorment ^ »
Le Coup (VEstai est en réalité un chant de triomphe pour la politique et les succès de Louis XIII et de Richelieu associés l'un à l'autre dans une gloire commune, et dans la polémique qui allait s'ouvrir, il marque comme un monument qui pouvait paraître clore définitivement la lutte.
Un long passage présente même un rapport tellement direct avec une partie du Testament politique qu'on peut se demander si quelques notes de Richelieu écrites pour le premier ouvrage, ne lui ont pas servi plus tard, comme lui paraissant dignes de figurer dans son bréviaire de l'homme d'Etat ; dans un passage, r auteur développait longuement cette thèse que les rois ne doivent jamais condamner aucun de leurs conseillers sans « l'avoir « ouy premièrement en présence de ceux qui l'auraient accusé ^ » ; il donnait comme exemple la promesse demandée par le connétable du Guesclin à Charles VII et par le cardinal Ximenès, mentionnée longuement, au roi Ferdinand et à Isabelle. L'allusion ne pouvait être plus claire ; Richelieu reprenait plus tard cette idée dans le Testament poliiique, en la concrétant dans la forme concise qui lui était chère ; ne voulait-il point fixer pour le roi et ses successeurs une règle correspondant à son expérience personnelle dans l'un des moments les plus critiques de sa vie politique ^ ?