‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 324 sur 352 · Remonstrances de Caton Chrestien, 1631, p. 50 et · texte numérisé non relu

Remonstrances de Caton Chrestien, 1631, p. 50 et

4. Tamizey de Larroque ne mentionne pas ce personnage dans son étude sur Louis de Guron, évêque de Tulle, et de Comminges et sa famille {Bull, de la S. des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze, 3« liv., 1885).

5. La vie du Cardinal d'Amboise en suite de laquelle sont traictez quelques points sur les affaires présentes, par le Sieur des Montagnes, 1631.

damnent les Ecclésiastiques « qui abandonnent l'exercice de leurs charges », et prenait le cardinal d'Amboise comme exemple de ceux que « l'on a vus en tous les siècles, employez dans le gouvernement ». C'était un coup droit pour les ennemis de Richelieu, que cette thèse destinée surtout aux convictions religieuses du roi, et qui protégeait le favori tout-puissant de tout l'éclat de la pourpre ; ils en reconnaissaient du reste la valeur ; la Conversation de M^ Guillaume, après une analyse sommaire impartiale, le qualifiait de « discours très important ' », tout en le signalant « comme aussi des plus méchants ^ », ce qui était synonyme de très favorable au Cardinal ; de Morgues, toutefois, semble l'avoir ignoré, car, dans un pamphlet postérieur, il ne visait que l'ouvrage de titre analogue et traitant le même sujet, paru l'année précédente ^, en convenant, avec sa franchise accoutumée, qu'il avait u été dressé avec beaucoup de sincérité par le sieur Baudier, « laissant au bon esprit du Lecteur à faire les rapports* ».

Bien qu'elle eût paru vers la même date, et sous le même pseudonyme que la Vie du Cardinal d'Amboise, la Défense du Rog et de ses ministres en était très éloignée dans son insertion au Recueil de diverses pièces de 1635, comme pour éviter un rapprochement entre les deux pièces ; de plus, cette dernière était précédée d'un avis au lecteur, l'informant que 15 ou 20 exemplaires avaient été dérobés à l'auteur par un domestique, avant l'obtention du Privilège, avant même la revision et correction de l'ouvrage, et qu'ils avaient été vendus au préjudice de l'auteur, additionnés d'un avantpropos ; l'édition qu'il présentait maintenant au public, ajoutaitil, et il le mettait en garde contre toute supercherie possible, était « le vray discours, examiné avec tout le soin que le peu de loisir « que l'on a eu l'a peu permettre ».

L'anecdote était peut-être vraie, mais l'on ne peut se défendre d'un mouvement de scepticisme à l'égard de ce que l'un des enne-

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