‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 325 sur 352 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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3. Hist. de l'Administration du Card. d'Amboise, grand ministre d'Estat de France, Paris, 1634.

4. La Vérité défendue... 1635, p. 30. Div. pièces pour la défense de la Reynemère..., Anvers, 1643.

mis de Richelieu qualifiait d' « histoire de brigand », si l'on rétléchit surtout tant soit peu à cet avant-propos ajouté pour le débit de 15 ou 20 exemplaires par ce trop érudit domestique ; il serait singulièrement intéressant de pouvoir collationner l'un de ces exemplaires de contrebande avec ceux de l'édition officielle pour connaître la vérité. Quoi qu'il en soit, si le lecteur veut bien se reporter aux circonstances bizarres qui avaient accompagné la publication du Catholique cTEstal et de la Response à VadmonUio^ il sera frappé de l'analogie qu'elles présentent avec celles du cas actuel ; l'auteur de la Défense ne semblait-il pas se prémunir contre un plagiat plus que problématique par une publication officielle avec permission ^ ? Les contradictions qu'y relevait de Morgues dans sa Remonstrance imprimée un mois après ^, ne laissent pas moins entrevoir des dessous que seuls les initiés parmi les contemporains ont été à même de connaître.

Le factum, que nous n'analyserons pas, prouvait par 1 histoire et les prérogatives royales le droit du roi de choisir ses conseillers, derrière lesquels on cherchait à l'atteindre lui-même, par des calomnies contre eux et le décri de leurs glorieuses actions ; il prenait pour exemple le cardinal d'Amboise, ce qui le relie à l'ouvrage précédent et montre bien leur communauté d'origine.

En tout cas, le libelle portait, car de Morgues consacrait à sa réfutation un ouvrage complet, après Tavoir déjà pris à partie dans ses deux précédents ; cet acharnement n'était pas sans motif, car le pamphlétaire, grossièrement aveuglé, croyait, malgré le pseudonyme, reconnaître dans l'auteur le P. Joseph, intime et confident de Richelieu.

Jusqu'ici, tous les libelles émanant du cabinet de Richelieu que nous avons vus, étaient des panégyriques ou du roi à l'occasion du coup d'Etat et de sa politique, ou de Richelieu qui l'avait secondé ; aucun d'eux n'avait répondu directement au frère du roi ; la Défense du roy et de ses nnnislres, même dont le titre semblait une indication dans ce sens, n'était pas sortie des généralités

1. Vrais et bons advis de Françojis Fidèle, 1631, Epît. lini. .nu Roy, f'<^ III r^ et p. 5. Div. pièces pour la <!éf. de la Royne-nière .. Anve's, 1643.

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