‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 36 sur 352 · Brîefue instruction, f · texte numérisé non relu

Brîefue instruction, f

.'î. Déclaration des abuz et tromperies que font les apothicaires... par Maistre JJsset Benancio. (Edit. Dorvaux, Paris, 1901, p. 12, 16, 20, 23, 24, 31, 33, 34, 56). 4. Briefve instruction, f'> 71.

lément, nous est fourni par cette mention de la faute de « ceux qui rompent ou brûlent les escrits d'autruy afin qu'ils neparoissent»^ ; il décèlerait dans l'auteur de la Briefve instruction un homme a^ant été assez mêlé à la vie des gens de lettres pour être au courant de leurs passions spéciales et des vilenies qu'elles peuvent entraîner, ayant vécu, par conséquent, dans un grand centre de production intellectuelle intensive ^, ce qui n'était point le cas pour la petite ville de Luçon alors réduite à recourir à l'unique imprimeur de Fontenay ^ ; mais, toute séduisante qu'elle est, cette explication a contre elle la réalité ; ces quelques mots sont probablement un écho des ruses inspirées par les passions religieuses à ces « larrons de papier » * d'un nouveau genre, autour de l'officine de Pierre Petit-Jean. Cette fois encore, Richelieu a regardé autour de lui, et il a généralisé un cas d'espèce qu'il avait sans doute constaté, et qu'il regardait à bon droit, comme une faute d'ordre social ; ajoutons ici qu'il donnait la mesure de son tact avec la situation ambiguë que lui créait cette imprimerie mixte de Fontenay, à laquelle il s'adressait, en même temps que de sa hardiesse à accepter la lutte sur un pareil terrain et au milieu d'éléments si hostiles.

En résumé, à ne considérer que les côtés de cette casuistique qui sont d'ordre général, tous les tempéraments inspirés par le souci de concilier la dignité des rapports sociaux dans les formes reçues, les obligations et les tolérances mondaines, ainsi que les nécessités matérielles avec la loi de l'Eglise et les scrupules de conscience, ne jettent-ils pas sur ces Instructions une lueur qui

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