Mémoires, t. I, p
aussi, d'une façon plus générale, la rattacher à la question des rapports du temporel et du spirituel qui occupe les articles suivants ; à ce titre, ceux-ci sont particulièrement intéressants, non seulement parce qu'ils ont cela de commun avec l'ensemble de la Briefve instructioiiy mais parce qu'ils complètent naturellement et logiquement ce qui a spécialement trait au même sujet dans ce dernier ouvrage ; comme ceJui-ci, ils font ressortir combien Richelieu était jalouxde son autorité qu'il étendait, vis-à-vis de son clergé, jusqu'aux intérêts temporels, après avoir pris soin de le préserver contre l'immixtion des laïques dans ses propres affaires.
Dans ses Ordonnances, il interdisait sévèrement aux ecclésiastiques « ayant des différents ensemble de se poursuivre pardevant « les Juges Laicques. C'est pourquoy nous leur défendons, ajoute- « t-il, de se poursuivre les, uns les autres pardevant autre Juge « que nous, ou nostre Officiai, et en cas qu'ils soient appeliez par- « devant autres Juges leur enjoignons de décliner etdemander leur « renvoy sur peine de désobéissance et d'excommunication. En « outre, nous leur enjoignons d'employer pour leurs Procureurs « et postulants en la Cour de nostre officialité ceux qui sont Ca- « tholiques, Apostoliques et Romains, et non autres, n'estant chose « raisonnable que ceux qui abhorrent les mystères de nostre Foy, « recognoissent les imperfections de ceux qui les administrent ^ . » Cette défense n'était que le complément d'un article de la Briefve instruction qui portait la peine de l'excommunication contre ceux « qui empeschent la Juridiction ecclésiastique, et appellent « les ecclésiastiques devant les Juges Laicqs et contre les Juges « qui en veulent connaître ^. »
Cette unité de vues et cette suite rigoureuse d'idées sur un détail de cette nature, se retrouvent dans le Testament politique qui rapproche ainsi plus étroitement les deux ouvrages et sert à prou-
« et goderonnées que les autres assises au devant de la chaire de leurs maris »... {Ihid., p.998)... avec leurs cotillons tirés, comme» les grégues de leur petite vermine », des chasubles et vêtements enlevés aux autels et aux chapelles... un dernier coup de pinceau à la Goya du P. Garasse. {Le Rabelais reformé, p. 40).