‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 50 sur 352 · Ordonnances synodahs, f · texte numérisé non relu

Ordonnances synodahs, f

2 Briefoe instruction, f. 68.

Dans le même ordre d'idées, il faut aussi en rapprocher le rappel des Lettres Royales vérifiées au Parlement " par lesquelles la cognoissance des fabrices est <i totalement attribuée aux évesques et interdict à tous les autres Juges, à ce « que les Esleus ou autres ne puissent prétendre debvoir cognoistre desdits a comptes, au préjudice desdictes Lettres Patentes... (Ord. Synod., f° 91, V").

ver plus fortement leur communauté d'origine en même temps que ceux-ci permettent de suivre la genèse des idées que Richelieu a exposées en corps de doctrine à la fin de sa vie; la partie du Testament consacrée aux appels comme d'abus * est le reflet fidèle du sentiment unique qui a inspiré à la fois les prescriptions des Ordonnances et de la Briefve instruction, et elle montre en même temps, encore une fois, quelle empreinte vivace a laissé dans le cerveau de Richelieu leur même auteur, l'expérience de son administration épiscopale. Il a pensé certainement à sa prélature de Luçon, lorsqu'il a écrit, comme sous l'influence d'un souvenirpersonnel : « Si un Evesque veut punir un Ecclésiastique, il se sous- « trait aussitôt à sa juridiction par un appel comme d'abus » ^ lorsqu'il qualifie amèrement les juges royaux « un tribunal d'un « ordre difî'érent et inférieur par sa nature ^... »

Une dernière remarque ajoute aux preuves que nous avons données de l'attribution de la Briefve instruction à l'auteur des Ordonnances synodales ; l'errata spécial au premier est placé à la fin du volume qui réunit les deux ouvrages *. Non seulement il témoigne du souci commun apporté à leur exécution matérielle, mais il est comme une marque parlante de l'unité dans leur composition, par la minutie de ce détail d'amour-propre infime en apparence où s'est trahie la personnalité de leur unique auteur.

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