‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 51 sur 352 · CHAPITRE III La Harangue aux Etats de · texte numérisé non relu

CHAPITRE III La Harangue aux Etats de

Les Etats de 1614 fournissaient à Richelieu l'occasion de faire sa première entrée sur la scène politique; il l'avait ardemment recherchée \ et d'autant plus que la mort de Henri IV, son premier protecteur, par le fait qu'elle ruinait ses espérances, avait été la cause d'une recrudescence de son activité. Après avoir, avec une hâte en apparence inopportune, affirmé son dévouement à la cause royale par un serment de fidélité à la reine régente ^ resté sans résultât, on le voit raviver ses anciennes amitiés, rechercher des relations utiles et puissantes, proposer ses services, se mettre en avant pour régler en Poitou des différends entre la Cour et le parti huguenot dont les prétentions ambitieuses étaient dans cette province, à la hauteur de son influence 3. De tous les côtés, perce ce désir de lui de ne pas être oublié ; de cette époque, date sa lettre à Sully '^, auquel le ministre protestant Pierre, de la Valade, dédie cette même année, le Miroir dea Sainctes Escrilures, tout en publiant la critique du catéchisme diocésain de Luçon ^...

Déjà en 1611, Richelieu avait en vain brigué la représentation des diocèses circonvoisins à l'Assemblée générale du Clergé qui se tint à Paris, le 13 mars 1612, comme en fait foi sa lettre au cardinal de Sourdis ^ ; la date des publications que nous avons examinées dans le chapitre précédent semblerait même prouver que son zèle épiscopal avait redoublé dès ce moment, soit qu'il eut concentré dès lors toute son énergie sur son diocèse où cet échec

1. Hanotaux, Hist. du card. de Richelieu, t. I, p. 147 et suiv.

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