Mémoires, t. II, p
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Deux de ces facturas trouvent spécialement ici leur place comme se rattachant à des questions qui le touchent plus personnellement ^ Le miroir royal de S. Louis signalait comme l'une des causes les plus dispendieuses du recouvrement des impôts par l'Etat, la multiplicité des recettes générales et particulières, et des contrôleurs dont les gages et les droits se compliquaient encore des aléas de la circulation des deniers par tant de diverses mains ; il proposait de simplifier et de réduire au minimum les frais de perception, en la confiant aux Echevins des villes, par la centralisation des fonds dans les capitales des Provinces, leur transport se faisant de chacune d'elles à la plus proche du côté de Paris, tout en se cumulant. « Par exemple, disait-il en la province « du Poictou, des villes particulières les deniers seront portés à « Poictiers en la recepte de la maison commune, de là à Tours, de « Tours à Orléans, d'Orléans à Paris ' ». Or, lorsque Richelieu nommé grand maître de la navigation, eut à organiser la perception des droits d'ancrage dans les ports de France, que le roi venait de lui concéder à titre personnel et sa vie durant, à la fin de l'année 1628, il adoptait précisément ce système de centralisation régionale qui facilitait le contrôle, tout en réduisant au minimum les frais généraux ^ ; il serait téméraire d'affirmer que cette idée avait été puisée par lui dans le factum de ce Poitevin, qui renferme bien d'autres observations de bon sens pratique et ingénieux ; mais il n'est pas invraisemblable d'y voir autre chose qu'une simple coïncidence, étant donné son esprit curieux et attentif à faire son profit de tout ce qu'il voit d'intéressant autour de lui.
L'autre factum * avait été inspiré par l'examen des nécessités et des besoins qui étaient certainement pour beaucoup dans les appétits insatiables des Princes où fondait la richesse de la France ; une de leurs causes principales était certainement le dérèglement de leurs maisons, et un observateur au courant du détail