Mémoires, t I. p
2. Batiâol La vie intime d'une reine de France, p. 473 et suiv.
3. Remonstrances très humbles à la Reyne mère régente en France, pour la conseroation de lEstat pendant la minorité du Roy son fils, Paris, 1610 on lui fera cognoistre les effets misérables de 1 avarice.., p. 13).
4. L'ombre de Henry le Grand au rey, Kilo, p. 22. â. De Brhety, op cit., p yi<
comme s'il n'existait point. Cette omission voulue est très significative ; l'auteur du livret que nous avons cité nous en donne l'explication par avance, avant que Richelieu le fasse lui-même dans son Testament politique, et ces quelques lignes sont à citer, car elles dévoilent les raisons de l'antagonisme de la Noblesse cl du Tiers, en même temps que celles de la sympathie secrète du menu peuple, traditionaliste par essence, pour le Clergé et la Noblesse authentique restée indépendante. « Le Tiers Estât est « composé de marchands, laboureurs et artisans et d'une sorte de « personnes inutiles au Roi et au Public qui ne sont ni nobles ni « officiers, mais qui se servent au détriment du pauvre peuple de « la faveur, parentelle, alliance et intelligence qu'ils ont avec les « officiers tant de Justice que de Finance, à qui il est requis de « pourvoir pour le soulagement public. Le Roi est encore chef de « ce troisième corps ; lesdits officiers de Judicature et de Fi- « nance s'en disent aujourd'hui les membres encore que de tout « temps ils n'en ayent point eu d'autres que le Clergé et la No- « blesse comme de fait il se remarque qu'en toutes les assemblées « d'Etats généraux et provinciaux qui se tenaient parle passé, les « Ecclésiastiques et Nobles parlaient et faisaient toujours pour le « Tiers Estât, mais depuis la vénalité des offices et bénéfices, pre- « mière cause de la décadence et ruine de ce florissant Royaume, « les dits officiers de justice ont voulu parler pour le dit Tiers « Estât comme faisaient précédemment les dits Ecclésiastiques et « Nobles. Et ont insensiblement osté au Clergé et à la Noblesse « l'autorité qu'ils avaient sur le commun peuple par l'obligation « dont il était lié à eux comme à ses seigneurs terriers et vrays in- « tercesseurs vers le Roy ^... » Et après avoir recommandé l'union des deux corps, le Clergé et la Noblesse :« Pour le troisième, « faites, dit-il, comme vous aviez accoustumés ; si ceux-ci en veu- « lent faire un quatrième, qu'ils le fassent, mais que ce ne soit pas (( aux dépens du peuple ^ ».
Un autre pamphlet du temps signalaitégalement cette anomalie delà représentation du peuple par ses oppresseurs et auteurs de tous ses maux, les officiers de justice et de finance •*, et bien que