‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 69 sur 352 · Test. pol.,t. II, chap. vu p · texte numérisé non relu

Test. pol.,t. II, chap. vu p

5. Guizot, Hist. générale de la civilisation en Europe, 5^ leçon.

6. Aug. Thierry, Essai sur l'histoire de la formation el des progrès du Tiers Etat, Paris, 1868, p. 163 et suiv.

AUTOUR DE I.A PLUMK

héréditai-res de la Noblesse. Richelieu a-t-il voulu lui donner cette signification qui valait un réquisitoire ? Il est permis de se le demander, d'après ses actes postérieurs, si l'on recherche les mobiles qui le poussaient, une fois au pouvoir, par une sorte de règle fixe, à former des prélats de son choix par l'administration de sa maison personnelle, avant de leur confier, une fois éprouvés, les services éminemment délicats et importants de l'inspection, de l'intendance et de la trésorerie des armées K

Son panégyrique du Clergé ne l'empêchait pas de s'élever contre ceux de sa profession qui étaient favorisés du bien de Dieu, malgré leur indignité à le posséder « pour leurs mauvaises mœurs et « leur ignorance », et il reliait adroitement cette question à l'attribution des Abbaj^es soit à des Laïques, soit même à des Réformés, pratique d'autant plus préjudiciable à l'Eglise, disait-il, que « la « présentation delà plus grande partie des Cures delà France est « annexée aux Abbayes, ce qui rend presque impossible d'avoir de « bons Pasteurs. » Cette question du recrutement des curés avait été l'objet de ses plus vives préoccupations dans son évêché ; et la trace toute récente en existait encore dans les cahiers de l'Evêché de Poitiers annotés par lui àcet article^. Son ardeur juvénile l'entraînait-elle sur ce chapitre, ou était-ce un raffinement dans le calcul ? Toujours est-il qu'il allait, avec une témérité quelque peu audacieuse, pour une harangue faite au nom de son Ordre, jusqu'à émettre un doute sur l'avantage réel que pouvaient retirer les Rois de l'exercice du droit de provision aux bénéfices, et s'il ne concluaitpas,ilen disait assez pour s'acquérir un titre à la reconnaissance des adversaires de l'Eglise gallicane qu'il flattait ingénieusement d'autre part, tout en constatant et déplorant sa déchéance ".

Jusqu'ici nous n'avons relevé dans la Harangue aucune note affectant la personnalité intime de Richelieu ; elle 3^ existe cependant, et dans un ordre d'idées que nous avons déjà signalé dans

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