‹ Autour de la plume du cardinal de RichelieuChapitre 91 sur 352 · Les principaux points de la fog .., p · texte numérisé non relu

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5. « Au reste, c'est avec une terreur panique qu'on appréhende que de l'union « de ces deux couronnes sourde la division de la France ; nul ne croira aysé- « ment qu'un homme brusle sa maison pour faire plaisir à son voisin, que ' pour aymer aultruy on se veuille haïr et se perdre soy-même Les diverses « créances ne nous rendent pas de divers estais ; divisez enfoynous demeurons '* unis en un prince au service duquel nul catholique n'est si aveuglé d'esti-

Quoi qu'il en soit, et c'est un autre secret de sa force, là encore, Richelieu est logique avec lui-même, car il ne fait que s'incliner devant l'autorité ro3'ale ; déjà dans son évêché, avant son entrée aux affaires, aux moments les plus critiques de sa lutte contre les protestants pour les intérêts spirituels de ses ouailles, il montrait la même sérénité indulgente à l'endroit des violences brutales de Chamier, tout en expliquant que « sa majesté désire, disait-il, que nous vivions tous en bonne intelligence * ». Sa modération qui semble d'abord excessive n'a donc rien qui doive surprendre, et au fond elle n'est pas plus imputable ici à un calcul que sa déclaration de tolérance aux Etats de 1614, où il se faisait l'écho des sentiments de son Ordre.

Dans leur épître, les ministres débutaient en rappelant que, bien qu'ils fussent « en France plusieurs millions de personnes « faisant profession de la Religion chrestienne ancienne, et telle « que Jésus-Christ Ta instituée », on avait oublié leurs « travaux, « pertes et dangers » dans l'aide qu'ils avaient prêtée au roi Henri IV et à ses prédécesseurs et dont d'autres qu'eux avaient eu le salaire ; ils se plaignaient « d'être contraints d'aller servir « Dieu loing des villes, de se voir interdire ou rendre difiûcile « l'entrée aux Etats, de voir exposés à la rigueur des temps et à la « mort leurs enfants nouveaux nez qu'on portait au baptesme, de « voir enfin leur religion diffamée et noircie de calomnies en pré- « sence du roi, sans qu'il leur fut permis de la purger de ces « blasmes en présence de sa majesté ^ ».

« mer, en matière d'estat, un Espagnol meilleur qu'un Français huguenot... » (Avenel, Lettres..., t. I, p. 224j. Dans ce passage, bien souvent reproduit, en lui attribuant une importance exagérée, Richelieu avait, conime on voit, surtout pour but de répondre aux objections des adversaires de l'alliance espagnole.

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