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iiiicr. il csl, d'aulre part, plus que coulcstable que Cosnac a^jil ■' par esprit de justice et d'exactitude >■. On uc le calomnie pas en supposant qu'il agissait par calcul Cl par intérêt, comme toujours eu cette >. alïaire -, — car il y avait une affaire là-dessous. ^ Trop mal fait ' pour avoir une intrigue d'amour dans une cour où " cette passion régnait si fort, Cosnac se jeta tout à fait '< du côté des affaires. » Ainsi le peint l'abbé de Choisy. Cosnac en effet se jeta si bien dans les affaires, affaires d'argent comme affaires d'ambition, qu'il est obligé de se défendre dans ses Mémoires contre l'accusation de s'être frauduleusement enrichi aux dépens du prince de Conti, et cette accusation ne vient pas moins que de la princesse même. Pour aj)précier le désinléresscmeni réel de Cosnac vis-à-vis de Molière, il importerait de mieux connaître la nature un peu louclie de ses rapporis avec Jean Cassaignes. i\'cst-ce pas de Jean Cassaignes qu'il avait « appris que Molière était en Languedoc »".'' iN'est-ce pas de concert secret avec lui qu'il agissait? Et pourquoi ce zèle si inattendu pour Molière? I'a<sc pour l'exaclilude à tenir son engagement : cela va de soi cl n'est que juste. Mais quand Molière ne réclame que ses frais de dé|)lacemcnt , (pii ne sauraient être très considérables, pourquoi cet excès de zèle inconcevable, — puisque l'amour du lliéàlrc ne le justifie pas, — excès de zèle qui va jusqu'à vouloir donner infiniment plus qu'on ne désire? Comment la perspicacité de Sainte- Heuvc accepfe-t-elle, sans réserve ni conteste, ralfirmatiou si invraisemblable de Cosnac relative à son dessein de " donner mille écus » de sa poche à Molière, (pii n'en voulait jias tant? Raisonnons. A 'l'oulouse, Molière a tou-