‹ Autour de Sainte-HelèneChapitre 21 sur 58 · A SAINTE-HÉLÈNE PAR W. FORSYTH · texte numérisé non relu

A SAINTE-HÉLÈNE PAR W. FORSYTH

Le 6 février, O'Méara informa le gouverneur que le généra j

' On sait que Gourgaud avait finalement accepté la somnn de 12 000 francs offerte par l'Empereur ; que ce fut par sui!e *\' concours de malentendus qu'il ne put la toucher à Sainle-Ili i et qu'il la toucha à Londres où l'Empereur avait aussitôt en\ l'ordre qu'on la lui payât. Voir à ce sujet, pièce V, annexe -•

* Paris, S. d. II, p. 399. Forsyth résume les minutes m major Gorrequer, les dépèches d'Hudson Lowe, et les rapports du Baxter. N'ayant point en mains les matériaux dont il s'est serv ' me crois obligé de donner ici la plus grande partie de son tr

Gourgaud lui avait dit la veille, qiiil était dans lintention de demander la permission de quitter l'île. Sir Hudson Lowe l'ayant questionné sur le motif de cette détermination du général Gourgaud, O'Méara dit que ce devait être par suite de sa mésintelligence avec le comte Montholon qui l'avait mis en disgrâce auprès de Napoléon, que, d'ailleurs, depuis quelque temps, sa santé était fort mauvaise; il avait perdu l'appétit; il maigrissait beaucoup et appréhendait une autre attaque de dysenterie. O'Méara ajouta que Gourgaud, en lui disant cela, avait les larmes aux yeux et qu'il était extrêmement abatttu. 11 était depuis longtemps excessivement malheureux et le découragement l'avait pris. O'Méara pensait même que, dans l'état où se trouvait actuellement le général, une attaque de dysenterie ou quelque autre maladie l'emporterait probablement. Le gouverneur fit la remarque que le général Gourgaud et le comte Montholon avaient été fort longtemps mal ensemble, mais que sa détermination était plutôt une conséquence de sa mésintelligence avec Napoléon Bonaparte qui avait pris le parti de Montholon contre lui. O'Méara dit que cela devait être ainsi, que Gourgaud vivait misérablement et qu'il était presque toujours isolé; il voyait rarement Napoléon et dînait seulement avec lui, de temps en temps, le dimanche, quand on l'invitait, mais non pas à beaucoup près aussi souvent que les Montholon ou les Bertrand. Le 7, le général Gourgaud lui-même vint trouver sir Hudson Lowe à Plantation-House et lui demanda de quitter Longwood le plus tôt possible. Il dit: « Je ne puis pas vivre ici plus

.[longtemps sans déshonneur. On m'a traité comme un chien.

{jj'aimerais mieux mourir dans une prison en France que rester ici à jouer le rôle de chambellan entièrement privé de mon indépendance. Napoléon a voulu me faire faire dee choses contraires à mon honneur ou me forcer par de mauvais traitements à le quitter. J'ai dit au maréchal (Bertrand) que je ne parlerais pas contre l'Empereur, parce que cela me ferait du tort à moi-même, mais qu'ils ne m'attaquent

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