LE MARQUIS D OSMOND A LORD BATHURST
31 octobre 1818.
« Je ne suis pas moins étonné que Votre Excellence (l variations de M. Gourgaud. J'ai vu quelquefois cet officier. il me paraissait constamment occupe du projet de rentrer en France pour y acquérir des droits à l'oubli de ses faute- Convaincu de sa bonne foi, j'étais devenu son avocat aupi^ de M. le duc de Richelieu et j'avais l'espoir que ce ne seraii pas sans succès, quand a paru la lettre à l'archiduchesse de Parme ; d'abord je lai cru fabriquée par les ennemis de Gourgaud... M. Gourgaud aurait-il donné le titre d'Empereur à l'homme qui naguère avait provoqué de sa part une noble réponse aux offres de bontés nouvelles quand il retournerait en France? Si la fortune, dit Gourgaud à Bonaparte, destinait ma patrie à l'horrible malheur de vous revoir jamais, vous me trouveriez dans les rangs de vos ennemis et je ne vous aborderais que les armes à la main. Chaque souvenir m'autorisait à nier que M. Gourgaud eût écrit la lettre du 25 août : mais, puisqu'il en revendique la gloire, il n'y a plus moyeu de la lui refuser ; reste à savoir si 31. Gourgaud a joué un rôle, ou s'il faut attribuer à l'instabilité de son caractère une conduite dont on ne peut apprécier tout le mérite san< savoir ce qu'elle doit à l'art ou à la nature. »