‹ Autour de Sainte-HelèneChapitre 8 sur 58 · MONTHOLON, II · texte numérisé non relu

MONTHOLON, II

Hudson Lowe. M de Balniain avait reçu def letlres de Saint-Pétersbourg' dont il ne pouvaii communiquer le contenu, mais qui Fautorisaient l faire savoir à Longwood que l'empereur Alexandrt regrettait que des malentendus eussent rompu det liens d'amitié auxquels il avait attaché un grand prix et qu'il désirait sincèrement que des explica lions qu'il était prêt à provoquer justifiassent sef regrets et lui fissent un devoir de prêter à la posi tion de l'empereur Napoléon toute l'aide de sa puis santé intervention. »

Les mentions s'espacent, mais les rapports son constants et le contact est maintenu. Ainsi le: entrevuesdes 28 J4iillet\ 12 septembre", 4 octobre'' 8 octobre' préparent le coup de théâtre du 2 no vembre;' : « A six heures, Gourgaud vient rendr compte de sa conversation pleine d'intérêt av«'( I commissaire russe. L'empereur Alexandre approuvé la conduite de cet agent et l'a chargé dj communication, pour l'empereur Napoléon. »

Désormais, la mission a son objet: il n'est que u le suivre. Alors, sous la date du 8 décembre 181"' Montholon écrit *^ : « Le général Gourgaud a )» monter à cheval aujourd'Imi pour aller au rend»'/

' Montholon, II, IGO.

- iMoNTHOLON, II, 195.

•' Montholon, II, £09.

* Montholon, II, 212.

''Montholon, 11,221.

*' Montholon, II. 231.

LE CAS DU GÉNÉRAL GOURGAUD 7a

VOUS que le comte Balmain lui a fait donner. A son retour, que l'Empereur attendait avec impatience. .. il l'a fait appeler immédiatement. Il l'a gardé deux heures à le questionner; il m'a ensuite dicté plusieurs pages de renseignements sur les causes de |ia guerre de 1812 et sur la mission du comte de iNarbonne lorsque déjà l'armée française campait isur les bords du Niémen; il rejette sur le maréchal JDavout l'occupation du duché d'Oldenbourg. » I Sous la date du 17 décembre, il écrit^ : « Il me ^paraît résolu à faire partir Gourgaud pour l'Europe ; sa pensée travaille; elle repousse les diificultés. Il ne veut se rappeler que les protestations d'amour fraternel dont il a été Fobjet à Tilsitt et à Erfurth. |Sa confiance se base principalement sur la conduite 'de l'empereur Alexandre au mois d'avril 1814, alors

I qu'il lui faisait transmettre mystérieusement les conseils d'une loyale amitié pour sauver la couronne impériale en la déposant sur la tête du Roi

Ijde Rome ; il ne veut pas admettre la différence des I circonstances. Dieu veuille qu'il ait raison et que Iles explications verbales dont il pense charger [I Gourgaud puissent hâter le terme de son martyre. j Mais je ne vois rien dans les communications du

II comte Balmain qui motive tant d'espérances et je [jne puis voir dans le départ de Gourgaud qu'une Il surcharge du fardeau déjà si lourd qui pèse sur ilLongwood. »

I i '' MONTHOLON, IL 237.

Sous la date du H janvier 1818^ : « Communication importante du comte Balmain transmise par le général Gourgaud. Rêves d'un retour en Europe et d'une hospitalité royale en Russie. »

Enfin, sous la date du 10 février 1818, Montholon reproduit (éd. française, II, 2olJ les termes de rédition anglaise (III, 3) mais en supprimant la première phase : « Le départ du général Gourgaiid était devenu nécessaire par suite du mauvais état dt sa santé et l'Empereur s étant convaincu de ropportunité de faire connaître en Europe la vériéc réelle concamant ses souffrances.,, » 1

Il omet de même la phrase terminale à laquelle il substitue celle-ci : « Cette pensée préoccupait constamment l'Empereur depuis quelque temps ; elle l'a enfin décidé, et il m'a dicté cette nuit, < qui suit :

« Ceci devra servir de bases à toutes communications verbales et secrètes^, »

Ces instructions, destinées à permettre de traih avec l'empereur de Russie, contiennent des réponsi à diverses questions que le comte Balmain aurait pu poser et renferment ces mots : «Etj'accepI comme étant d'un frère les assurances qui m'ont été transmises de sa part par le comte Balmain, ainsi que l'hospitalité qu'il m'offre dans ses Etat>. en m'exprimant le regret que je ne la lui aie p

^ Montholon, II.. 246.

* Voir le texte ci-dessous à la pièce n<» XVI.

LE CAS DU GÉNÉRAL GOL'RGAUD 75

lemandée au lieu de me fier à l'hospitalité britanlique. ))

Il est possible que cette pièce émane de l'Empe- •eur; il est probable qu'elle a été dictée par lui, à m moment où de fausses espérances avaient exalté ;on imagination ; — il est certain qu'elle est restée i l'état de brouillon, qu'elle n'a été ni reprise, ni orrigée. Encore, certaines phrases y sont suspectes 5t sentent Tinterpolation.

Montholon n'ose avancer nulle part, ni que cette

)i(('e a été remise à Gourgaud, ni même que Gour-

iiLid en a eu connaissance. Il se contente d'insi-

!• qu'elle peut se rattacher à son départ, et, en

,.v,cisant qu'elle fut écrite dans la nuit du 10 au,

Il février, de donner à cette insinuation un carac-

de probabilité.

Telle est, dans sa genèse, son développement t sa terminaison, l'histoire que raconte Monliolon dans l'édition française des Récits de la Captivité, Pour l'admettre, il fallait une crédulité are et une absence totale d'informations. Quoique es documents contradictoires fussent alors peu lombreux, ceux qu'avait publiés Walter Scott

'Subsistaient et ne se trouvaient infirmés en rien )ar les assertions de Montholon. A la vérité, elui-ci s'efforçait ensuite par des notes placées ious les dates des 29 février, 4, 7 et 11 mars,

U8 décembre 1818 et août 1820* d'étabhr que

Voir le texte ci-dessous pièce n° XX.

Gourgaud avait, d'accord avec l'Empereur, joué le gouverneur, les commissaires et les officiers anglais, mais, ici, les affirmations se faisaient plus timides et de moins en moins précises. Le but essentiel était atteint : M. de Montholon avait prouvé sa gratitude au général Gourgaud en four-, nissant une base à une légende qui, désormais, pouvait être utilement exploitée et qui se substituait à la précédente, médiocre et peu sûre.

Le succès de l'édition française des Récits de la Captivité fut des plus minces. Après 1830, l'éditeur Paulin réclamait au Prince Louis-Napoléon,: devenu président de la République, les frais d'im-| pression qui n'étaient point couverts et qui, disait-j il, lui avaient été garantis ^ L'opinion n'en futj point changée. Il est vrai qu'elle ne le fut pas davan-i tagepar la publication faite, en 1833, par Forsyth, dej l'Histoire de la Captivité de Napoléon à Sainte-Hé-, lène d'après les documents officiels inédits et les manuscrits de Sir Hudson Lowe. Forsyth ajoutai!

* « Monsieur, j'ai eu l'honneur de vous écrire il y a huit joul^ pour vous prier de prendre les ordres de M. le Président de la République à l'effet de me faire payer une somme de 12 000 francs, montant d'un engagement souscrit par lui, en 1846, pour garantir jusqu'à due concurrence, les risques d'une publication entreprise' k sa demande, les Récits de Sainte-Hélène, par le général Montholon.

« La situation de mes affaires m'oblige à insister sur le proit"' paiement de cette somme et je regrette d'avoir à vous en inij tuner en revenant à la charge, etc.

« Paris, 27 janvier 1850. Signé : Paulin. »

{Coll. part.)

pourtant aux pièces déjà connues et qu'avait publiées Walter Scott des pièces d'un intérêt capital : d'abord une lettre de lord Bathurst à sir Hudson. Lowe en date du 13 décembre 1817^ prouvant que, à la date du 5 septembre, Gourgaud avait formellement demandé au g'ouverneur l'autorisation I de rentrer en Europe; ensuite, deux lettres de lord ! Bathurst à sir Hudson Lowe, en date, des 16 et I 18 mai 1818 ^ démontrant que les confidences faites à Londres par le général Gourgaud avaient déter- 1 miné le renvoi d'O'Meara, médecin de l'Empereur, et de nouvelles restrictions contre Napoléon et ses compagnons de captivité.

Ces documents semblaient, indirectement au moins, infirmer la légende de la mission, dont i Forsyth ne semblait point avoir eu connaissance. Quant aux autres témoignages qu'il publiait sur le séjour de Gourgaud à Sainte-Hélène après sa sortie de Longwood, témoignages de Hudson Lowe, des officiers anglais et des commissaires, ils .cessaient d'être valides, dès qu'on admettait, avec ■ Montholon, que Gourgaud avait, vis-à-vis d'eux Itous, joué une comédie; cette comédie, il l'avait i jouée au mieux et il avait atteint son but : retourner directement en Europe pour y remplir d sa mission.

I Si les Récits de la Captivité n'avaient eu guère de succès, le livre de Forsyth en eut moins encore :

* Ed. fr., pièces just. 102. T. IV, p. 297.

* Ed. fr., pièces just. J24, 125. T. IV, p. 373.

les quatre volumes soldés s'en furent dans le; boîtes du quai, et il n'en fut ni plus ni moins.

En 1837, la Biographie Universelle (Michaud) s'en tenait uniquement aux pièces publiées pai Walter Scott et les déclarait probantes ; la mêiïK année, la Nouvelle Biographie Universelle de Hœferquoique plus indulgente, ne faisait nullement éta de la mission découverte par Montholon. En 1862 M. Thiers dans le tome XX de V Histoire du Cou sulat et c/e /'Emj9(;'e^ ne l'admettait pas davantage S'il cberchait des atténuations à la conduite d' Gourgaud, qu'il avait personnellement connu, i; passait sous silence Montholon comme Forsyth ei s'arrêtait, pour expliquer le départ de Gourgaudi à une rivalité entre les Montholon et les Bertrand où Gourgaud se fût mêlé et qui eût amené un due entre lui et Montholon. D'ailleurs, il glissait, soi! ignorance, soit plutôt complaisance. |

La publication, en 1870, des rapports du comt,^ Balmain, celle, en 1886, des rapports du baron dl Sturmer, en confirmantles rapports d'HudsonLowr ne pouvait, pas plus que celle, en 1894, des rap ports du marquis de Montchenu, apporter rien d neuf pour la Mission. Cette Mission avait né» sairement dû rester ignorée, au moins de SturiiK et de Montchenu, sans quoi Gourgaud se fût troin arrêté des ses premiers pas vers Plantation Hous»

' Tome XVII, p. 253.

- Tome XXI, p. 439.

^ Tome XX, p. 675.

fl

Assurément, on eût pu s'étonner que Balmain ne parût pointdans la confidence d'événements dont, au dire de Montholon, il avait été le principal moteur : mais la publication dans les Archives Russes des rapports Balmain avait à ce point passé inaperçue que le D'' Hanns Schlitter, éditant seize années plus tardles rapports de Stiirmer, n'y faisait pas plus d'allusion que, après vingt-quatre années, M. G. Firmin- Didot éditant les rapports de Montchenu. Il est vrai que M. Georges Firmin-Didot mutilait, contestait, réfutait et travestissait ces derniers documents, mais il imprimait, en appendice, comme inédite, une annexe à un des protocoles du Congrès d'Aixîa-Chapelle qui démontrait quelle influence avait eue la prétendue mission de Gourgaud. Cette annexe, avec le nouveau protocole auquel elle avait donné lieu, avait d'ailleurs été publiée, dès 1888, par le D"" Hanns Schlitter dans son livre Kaiser Franz I und die Napoleonideri ; mais c'était hors de France.

Bien que, de cet ensemble de documents, il ne fut guère possible de tirer des arguments directs qui invalidassent les assertions de Montholon ; bien que, exception faite des rapports Balmain, on fût en peine d'y opposer point par point, date à date, des témoignages nettement contradictoires, la conviction qu'on emportait d'une lecture comparative des pièces imprimées était formelle : les discours tenus par Gourgaud, qui avaient porté de si graves conséquences, n'étaient point ceux d'un

homme jouant une comédie, mais d'un homme exaspéré, parlant à tort à travers, que la haine, l'envie et la jalousie aveuglent, et qui n'est capable d'aucun contrôle sur lui-même.

Telle fut la situation jusqu'en 1899, où MM. le vicomte de Grouchy et Antoine Guillois publièrent le journal tenu par Gourgaud de 1813 à 1818 \ Cette publication étaitaccompagnée d'une préface et de pièces justificatives. Le Journal, en soi, apparaissait dans des conditions de nature à le rendre le document le plus précieux et le plus sincère qu'on eût sur Sainte-Hélène. Ecrit au jour le jour, incorrect, abréviatif, nullement préparé pour être imprimé jamais, il relatait, sans atténuation, les colères, les déboires, les petites misères de la vie quotidienne, les fougueuses répliques de Gourgaud à l'Empereur, ses querelles continuelles avec Las Cases, avec Bertrand, avec Montholon, avec les domestiques; il fournissait au vrai les traits du caractère de l'auteur, et les raisons même de son départ. Il ne pouvait, semblait-il, laisser aucune illusion sur la prétendue mission.

Entrait-on dans le détail, confrontait-on Montholon avec Gourgaud, interrogeait-on celui-ci sur chacune des entrevues que celui-là lui attribuait avec le commissaire de Russie, les contradic-

* Général Baron Gourgaud. Sainte-Hélène. Journal inédit DE 1815 A 1818. Paris S. D. (1899) 2 vol. in-S». Nous nous referons à la dernière édition en 2 vol. ln-18.

lions étaient flagrantes et telles que cette simple comparaison de textes enlevait tous les cloutes.

Ainsi, à la date du 15 janvier 1817, Gourgaud écrit : « Le Russe est venu se promener hier dans nos parages \ je V ai vu souvent sans le connaître \ ))■ Donc Gourgaud qui, selon Montholon, depuis le mois de juillet 1816, « voyait presque chaque jour le comte Balmain », ne savait pas encore, le 15 janvier 1817, qui il était.

C'est seulement le 4 avril que Gourgaud fait^ aux courses de Deadwood, la connaissance de Balmain. « Lady Lowe, écrit-il", descend de Tamplii- Ihéâtre avec le comte Balmain qui se fait présenter à moi. » Puis, il le rencontre le 10 avril : « Tout le monde nous observe et c'est bien inutile, je n'ai rien à dire^ » ; le 25, où il échange avec lui des nouvelles''; le 28, où il converse relativement à la présentation des commissaires °.

Il faudrait rapprocher les versions contradictoires de Montholon et de Gourgaud sur l'emploi 'des journées des 28 juillet", 12 septembre ', 4 oc-

' ' Journal, L 412.

■^ Ibkl., II, 3.

IbicL, II, 11.

' ibid.. II, 2<J.

C'est vraisemblablement cette conversation que Balmain iite dans sa dépêche du l'='' mai 1817, la première où il parle '■ourgaud.

Montholon, II, 160. Gourgaud, II, 232.

• Montholon-, II, 195. Gourgaud, II, 308.

82 AUTOUR DE SAINTE-ItÉLÈNE

tobreS 8 octobre '^ 2 novembre \ Ici Montliolon, comme on a vu, a parlé pour la première fois de communications que le comte Balmain est chargé par son souverain dé faire h l'Empereur : c'est à Gourgaud que Balmain en a fait la confidence. Gourgaud n'en sait rien, mais peu importe.

Il y a mieux. Le 8 décembre est un jour décisif : Gourgaud, selon Montliolon, a eu, avec Balmain, une conversation à la suite de laquelle l'Empereur l'a interrogé pendant deux heures ; après quoi, FEmpereur a dicté à Montholon plusieurs pages sur la guerre de 1812.

(( Sa Majesté, écrit Gourgaud % me demande à deux heures, me parle artillerie. Il faut plus de caissons, que les pièces portent des coffrets à gargousses. Voilà son système qui changera la tactique. Elle me dicte là-dessus une note à laquelle je fais des objections. On joue ensuite aux échecs

' Montholon, II, 209. « Gourgaud a rencontré le commissaire russe ; ils ont eu ensemble une longue et intéressante conférence. ) GouRGAUb, II, 343 : « Je rencontre près de chez les Chinois Bal main et Gors. Je leur dis bonjour sans m'en retourner avec eus <;omme ils le voudraient. » ... « Je ne me suis pas arrêté avec eux ».

* Montholon, II, 212. Gouugaud, II, 352.

3 Montholon, II, 221. « A six heures, Gourgaud vient rendrt compte de sa conversation pleine d'intérêt avec le commissairi; russe. L'empereur Alexandre a approuvé la conduite de cet agen et l'a chargé de communications pour l'Empereur Napoléon » (sic) ' Gourgaud, II, 375. « Je monte achevai à quatre heures et ren contre M. de Balmain. Sa conduite est approuvée par son gou^ vernement. » Rien de plus. Or il s'agit de la présentation des comi missaires. '

' Journal, II, 404.

jusqu'à huit heures où Sa Majesté rentre. M'"® de 3Iontholon est toujours malade ^ »

A la date du 11 janvier 1818, oii Montholon note une communication importante du comte Balmain, transmise par le général Gourgaud -, Oourgaud écrit ^ : « L'enfant de Bertrand est malade. Pour faire plaisir à l'Empereur, nous allons sur la route, mais le Russe ne vient pas. A six heures, salon, jeu d'échecs jusqu'à huit heures, puis conversation sur l'armement des places en canons de fer. M""^ Bertrand ne vient pas. »

Ainsi, le texte du Jotirnal de Gourgaud détruit à chaque page les allégations de Montholon : il n'en est pas une qui ne trouve là sa contradiction. Par contre, à des affirmations formelles de Gourgaud, Montholon n'oppose que le silence.

De la querelle que lui a cherchée Gourgaud, il ne fait pas même mention. Que c'ait été une feinte, soit, mais encore eût-il dû indiquer qu'il y eut feinte, pourquoi, dans quelles conditions. — Rien. Tous ces documents que Gourgaud a rendus puhlics.

* La dépêche du comte Balmain, en date du 13 décembre 1817, qui devrait rendre compte de cette conversation décisive, accompagne seulement la transmission de deux rapports, en date des 7 et 12 décembre, fournis par le Dr Baxter, inspecteur des hôpitaux de Sainte-Hélène, sur la santé de l'Empereur, d'après les renseignements d'O'Meara. Je suis en mesure d'affirmer qu'il n'existe aux archives des Affaires étrangères de Russie .aucune autre dépèche de même date écrite par le comte Bal- .main.

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