I. — Roma, A. Somma ruga. — Via Duc Macclli. v
■X. — 11 Je poss<}dc une pièce fort curieuse; c'est l'ijv^ ■• (.v~.ii i> .;iii, duc «ic V ■içn«n«>i», <ju u nt travailler exprès avec des emblèmes faisant allusion .1 >.i ^lanJcur luturc et k aoa aniMtioo. il rM superflu de vous conter comment, par quels détours, cette cpée est tomb^ dans mes maii». J« voulab
en faire un présent lucratif au pape et, selon mon usage, l'accompagner d'une ' ition énidil* povr
en illustrer les emblèmes. •• — (Voir k ce sujet Lts Lettres de Fabhe Galiani, \ , «r Locicn Ptrer
et Gaston Maugras-. Ferdinand Galiani était né le 1 décembre 1718 à Chicd. son père «tait aodilcar royal et son oncle .M»' Célcstin Galiani, qui avait voulu se charger do son «ducaiîoo. était cvè^iM «I*
quelles il fait beaucoup de bruit autour de sa découverte; s'efforce de réunir les éléments de la biographie de César Borgia, dans le but d'écrire une monographie de son arme, et meurt enfin en octobre 1787 sans avoir mis son projet à exécution : il a disposé de sa possession par un codicile écrit de sa propre main, la veille même de sa mort. Le testament a été retrouvé dans les archives de Naples, par M. Ademollo, qui a puisé dans les papiers mêmes de Galiani les documents qui lui ont permis d'écrire le travail sur lequel nous nous appuyons : La Famiglia e rEredità del Vabbate Galiani.
Avant de décrire le monument nous résumerons les notices que M. Ademollo a réunies à son sujet. Nous avons dit qu'on ne soupçonnait point l'existence de l'arme en Italie avant l'époque où Cancellieri, qui s'était donné la tâche d'écrire une notice sur un certain nombre d'armes célèbres, la fit figurer dans sa publication Spade celebri. L'épée de César, au dire de l'écrivain, était, au moment où il écrivait, en possession du duc de Montallegro', qui l'aurait apportée d'Espagne à Naples en 1734; cependant Cesaretti dans son Histoire de la principauté de Piombino, substitue à celui-ci un duc de Montai bano, et il y a tout lieu de croire qu'il a fait erreur à ce sujet et confondu les deux noms. Le duc de Montallegro aurait donné l'arme à un particulier qui, lui, l'aurait vendue à Galiani. Comme tout bon amateur, labbé a fait le discret; il ne cite ni le prix qu'il a payé, ni le nom du vendeur. On sait qu'en 1759 l'arme était encore entre les mains de Montallegro. L'abbé, qui l'avait acquise dès 1773, prétend donc lillustrer, et comme nous l'avons dit, se propose de rassembler quelques renseignements historiques et biographiques sur César Borgia. M. Ademollo a cité une lettre de Cesaretti écrite à l'abbé Galiani à la date du 20 octobre 1787, qui prouve que dix ans après avoir demandé des renseignements à madame d'Épinay il n'a encore rien publié à ce sujet. Les lettres de madame d'Epinay nous prouvent cependant qu'elle avait été active; elle avait mis en mouvement toute la « séquelle » phi-
Tarente et premier aumônier de Charles III. Grimm,dans sa correspondance (août 1768), a dit de l'abbé: « Je n'ai jamais rencontré qu'un seul homme qui sut le latin, et cet homme est un italien, M. l'abbé Galiani. » On sait qu'il avait débuté comme officier du secrétariat d'Etat et de la maison royale; nommé le 10 janvier lySg secrétaire d'ambassade à Paris, il y devint tout de suite à la mode par son esprit et son érudition, le Dialogue sur le commerce des blés mit le comble à sa réputation dans les salons. Rappelé en 1769, il regretta longtemps son poste et mourut à Naples, le 3o octobre 1787, à l'àge de 58 ans et 10 mois et fut enterré aux Célestins.
I . — Gioacchino di Montallegro, marquis de Salas, d'abord conseiller et secrétaire d'Etat et de Guerre de l'infant Charles de Bourbon, puis premier ministre de Charles III.
losophiqueet,en dernier ressort, avait confié l'enquête à Caperonnicr, un helléniste du temps, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-litres, qui, en somme, n'avait envoyé que des banalités. Galiani confirme le fait avec ingénuité quand il s'écrie dans une de ses lettres: « Je n'ai jamais pu par\'enir à découvrir la date de la mort de ce gaillard-là. » Galiani mourut en octobre 1787, disposant de la fameuse épée par un des articles de son testament et laissant dix caisses de manuscrits, vingt-deux volumes de lettres en ordre, et beaucoup d'autres non classées, sans compter un dossier spécial sur lequel il avait écrit : « L'Épée du duc Valentino ». En 1884, lorsque parurent les lettres de l'abbé Galiani qui nous apportaient des révélations directes sur l'Épée de Rorgia, nous nous mîmes en relation par l'intermédiaire de lun des auteurs de cette publication, avec M. Adcmollo, qui voulut bien nous affirmer, après examen du fameux dossier sur lequel nous fondions des espérances, qu'il n'y avait rien à apprendre là qu'il n'eut dit déjà dans son volume sur» La familleet l'hérédité de l'abbéGaliani ». En effet, la récolte était plus que maigre, les auteurs de l'Encyclopédie n'avaient pu fournir à l'auteur de la Lettre sur les blés que VEnIrée de César à Chinon, extraite de Brantôme, tant de fois citée par les historiens, et quelques bribes de mémoires du temps d'un caractère tout à fait banal. En cette occurrence, on se demande comment Galiani a pu, à cette époque et dans la région qu'il habitait, ignorer l'existence de la Biographie la plus complète de Cc^ar Borgia qu'on eut encore écrite à la fin du siècle dernier, celle de Tommaso Tommasi ', qui pouvait, malgré la passion qui anime l'auteur et la naïveté de certaines assertions, servir de base à un travail de la nature de celui qu'il se proposait d'écrire. Cependant, à l'époque où Galiani avait fait cette belle découverte, un monseigneur Onorato Gaetani, l'un des ancêtres de l'actuel duc de Scrmoneta, archéologue passionné, qui s'était épris de l'Épée de Gésaret y pensait nuit et jour, en vint à regarder comme une sublime revanche pour la famille des Gaetani de posséder le glaive de celui qui avait été le persécuteur de sa famille, la poursuivant par le fer, par le feu et le poison, décidé à exterminer toute la race, et. mettant le comble à ses exactions, donnant au fils de Lucrèce Borgia et d'.AIphonsc d'Aragon, le titre de duc de Sermoncta, le plus bel apanage des Gaetani. A diverses reprises, pendant sept années consécutives. Gaetani essaya de séduire