Voir notre livre : l’Idée de patrie el l'humanitarisme
essai d'histoire française, 1866-1901, p. 298. Paris, Perrin, 1901. 2 ER 4
elle-même, invoquant Dieu pour la France dans le Mystère du siège d'Orléans, lui disait :
C'est le royaume qui tout soustient Chrétienté, et la maintient.
À côté des poètes les jurisconsultes en témoignaient, «Le roi de France, écrivait expressément le légiste italien Nicolas de Bologne, est le pugil (champion) de l'Église; si le Roi et ïe Pape s'entendent, ils peuvent tout.» Et puis, pour tous ceux qui dans l'Europe chrélienne voulaient faire quelque chose de grand, il semblait que la France fût un laboratoire d impulsions, où leurs bonnes volontés achevaient de s’exercer. M. Hanotaux remarque que les origines morales de saint François sont françaises; il observe, aussi, après Mgr Bougaud, que pendant deux siècles le développement, sinon la création, de tous les ordres religieux, se produisirent en France ; que saint Dominique y vint de la Castille, saint Thomas d' Aquin de l’Italie, saint Antoine de Padoue du Portugal, saint NOAOBNE Ferrier de l'Espagne. Toutes ces éclosions qui, pour atteindre à leur maturité, s’en venaient chercher, non point notre soleil, qui n'est pas particulièrement brillant, mais notre terroir moral, particulièrement fécond ; toutes ces marques innombrables d’une solidarité historique entre la France et l'Église, j'aurais souhaité, pour le dire en passant, qu’elles fussent mentionnées plus expressément dans cet autre livre : La Fleur des histoires françaises * ; où M. Hanotaux vient de nous pré-