MoNTALEMBERT, Discours, III, p
bert niait la légalité de ce mal : un homme, par exemple, n'avait pas le droit, à ses yeux, d'aliéner par un contrat de travail l'emploi de son dimanche. Il n’y a aucune liberté illimitée, professait-1l !. La question se resserrait; elle aboutissait à une sorte de heurt. Il y avait des principes divins, au nom desquels l’ouvrier pouvait être relevé, et la loi, par laïcité, ignorait ces principes; il y avait des contrats humains, par lesquels l'ouvrier élait opprimé, et la magistrature, par respect de la lettre, ne songeait pas un seul instant à invalider ces contrats. De par l’abstention de la loi, de par le rigorisme des légistes, le vouloir de Dieu, ce vouloir qui « délivre », était sans cesse immolé à la souveraineté de l’homme, à la souveraineté d’un contractant. Il fallait que cela cessât; Montalembert invoquait la loi.
La loi, elle est incompétente, expliquait en 1840 l'économiste Rossi, à l'encontre d’une commission parlementaire qui prétendait que les règles obhgatoires et les conditions précises du travail des enfants dans les usines fussent fixées par une loi. Montalembert, alors, de riposter : « La question, c’est de savoir commentle remèdesera apporté le plus promptement possible. L'obligation pour la législature d'intervenir directement et promplement dans les questions sociales et morales me paraît démontrée plus que jamais ?. » El Montalembert, peut-être, aurait fait meilleur accueil encore à l'établissement, « dans chaque département industriel, d’un règlement approfondi adapté aux besoins des localités,