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MONTALEMBERT, Discours, IlI, pp. 489 et

c'est lui ravir la connaissance de ses droits et de ses devoirs, pour l’asservir aux seules exigences de la nature animale ‘ ».

En faveur du dimanche, jour du pauvre, Montalembert exigeait qu'intervint la loi. « Nous professons, redisait-1l, que le devoir de la puissance publique est de défendre la liberté du faible contre celle du fort, que c’est là sa principale raison d'exister ?. » Mais il connaissait assez l'esprit de son siècle pour deviner que la loi serait comme gênée; car ce dimanche, jour du pauvre, était aussi le jour de Dieu. Il eût jugé indigne de lui-même, indigne de la loi, indigne de Dieu, de chercherdes subterfuges à l'abri desquels le législateur, honteusement et comme en cachette, pourrait sanctionner, sans le dire, la loi divine. Il professaitau contraire, très nettement, queleslois des hommes devaientse calquer sur celles deDieu. I savait qu'aux yeux de certains ceserait là une exigence inouïe; mais il la formulait, avec la hardiesse d’une foi jalouse de faire régner son Maître. Il allait au-devant des objections; il ne cachait pas l’importance de la réforme qu'il demandait; 1l la soulignait, 1l l’étalait.

« Nous ne sommes plus dans ces temps où l'empire de l’opinion, l’état des partis et du pays, l’intérêtmême de la religion, pouvaient commander le silence et causer chez les dépositaires de la puissance publique une sorte d'indifférence extérieure pour la loi de Dieu et les intérêts de l’âme ÿ. »

Il insistait : « Vouloir préserver les biens matériels sans réhabiliter les intérêts moraux dont le premier . MONTALEMBERT, Discours, III, pp. 497 et 498.

. MONTALEMBERT, Discours, III, p. 521.

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